Reflexion Dominicale

Lc 24,46-53.
Il conclut : « C’est bien ce qui était annoncé par l’Écriture : les
souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C’est vous qui en êtes les témoins.
Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une force venue d’en haut. »
Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit.
Tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel.
Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.
Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.

 

 

Ma semaine passée était marquée par une rencontre de Cadres Chrétiens à laquelle   j’ai tenu à y assister. Grande fut ma surprise de voir le nombre restreint de l’assistance ce vendredi soir. Nous n’étions que 7 présents.

L’agenda de la rencontre était  d’avoir une réflexion sur les évènements que nous vivons dans le pays en ce moment, dans l’optique de la lettre Pastorale de Mgr. Piat.

 Voyons nous une espérance chrétienne ? Comment pouvons nous être signes et témoins de cette espérance chrétienne dans ces moments de difficultés?

Le petit nombre permit des échanges intimes et approfondis. C’était une occasion de faire connaissance avec des gens que je n’avais jamais rencontré et surtout d’ecouter leur préoccupations,  appréhensions, angoisses, solutions, possibles denouements de la conjoncture  difficile actuelle du pays. Nous avons beaucoup parlé de la misère de la population des pauvres, de la ségrégation raciale marquante, étirements du tissu social du pays, et des effets pervers apportés par la politisation des tous les secteurs de l’économie. Eric Desjardin, animateur des Cadres Chrétiens, nous fit lecture d’un article de Lindsay Riviere : Risques et périls, paru dans le journal « l’express » qui résume bien le tableau plutôt sombre de la situation économique et sociale du moment.

Où est l’espérance Chrétienne dans tout cela ?

La fête de l’ascension de Jésus, que l’église nous propose ce dimanche, m’a fourni pas mal de réflexions sur cette espérance. Certes, les apôtres  étaient revitalisés de revoir le Messie après sa passion et mort sur la croix. Ils avaient probablement été boostés par Sa présence. Et maintenant à Bethanie, de le voir partir encore une fois devrait renouveler l’angoisse et le sentiment de perte. Tout au contraire, Luc nous signale «Tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. »

Comment et pourquoi donc ?

Le fait d’etre remplis de cette espérance que Jésus leur a donné, a fait nul doute, la différence.

La lecture de St Grégoire qui vit 1500 ans de cela m’a également éclairé sur cette espérance. Fort de ce don d’espérance je suis certain d’affronter les vicissitudes de ma vie.

« Voilà, mes frères, ce qui doit guider votre action ; pensez-y continuellement. Même si vous êtes ballottés dans le remous des affaires de ce monde, jetez pourtant dès aujourd’hui l’ancre de l’espérance dans la patrie éternelle (He 6,19). Que votre âme ne recherche que la vraie lumière. Nous venons d’entendre que le Seigneur est monté au ciel ; pensons sérieusement à ce que nous croyons. Malgré la faiblesse de la nature humaine qui nous retient encore ici-bas, que l’amour nous attire à sa suite, car nous sommes sûrs que celui qui nous a inspiré ce désir, Jésus Christ, ne nous décevra pas dans notre espérance. » St Grégoire.