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	<title>Comments on: Malcom de Chazal</title>
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		<title>By: joseph</title>
		<link>http://www.josephyiptong.com/2008/08/05/malcom-de-chazal/comment-page-1/#comment-44714</link>
		<dc:creator>joseph</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 12:01:57 +0000</pubDate>
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		<description>Hélène Laprévotte

Malcolm de Chazal, un Noir-Blanc

Mauricien d&#039;origine franco-anglaise d&#039;éducation swedenborgienne, Malcolm de Chazal est un écrivain blanc d&#039;expression francophone qui se disait « un Noir-Blanc, un Blanc qui s&#039;est noirci par son génie », considérant que les lettres mauriciennes avaient une couleur.

Ce poète qui devint peintre à la cinquantaine a toujours revendiqué une originalité radicale:  &quot;Non, cher ami, écrivait-il à Jean Paulhan, on ne trouvera pas d&#039;influence de base à mon oeuvre. J&#039;ai conçu, j&#039;ai reçu ce message, seul en moi-même au-delà des terres d&#039;ici-bas - l&#039;esprit sain, le corps sain, l&#039;âme saine, le coeur sain - j&#039;ai été guidé, je me suis laissé mener.&quot;
Il a peut-être plus influencé la littérature de l&#039;île qu&#039;il n&#039;a été influencé par elle, mais il déclarait qu&#039;il n&#039;aurait pu avoir écrit son oeuvre ailleurs. Aussi, même si elle ne relève pas forcément de l&#039;exotisme au sens occidental et entre en résonance avec Swedenborg, le surréalisme et ses précurseurs, ou les transcendentalistes américains, son oeuvre n?en est pas moins ancrée dans un contexte mauricien, repérable dans certains phénomènes de langue et certaines thématiques signalant un métissage plus structurel qu&#039;épidermique.

Elodie Laügt

L’écriture aphoristique chazalienne ou la création d’un espace de dialogue

Je me propose de montrer comment l’écriture de l’écrivain mauricien Malcolm de Chazal constitue une pratique poétique et aphoristique originale dans le contexte postcolonial de la littérature francophone.

L’écriture chazalienne apparaît comme la création de multiples réseaux de correspondances (ou synesthésies) dont la philosophie esthétique est soutendue par l’idée que : « Le plus court chemin / De nous mêmes / A nous-mêmes / Est l’Univers » (Sens Magique, Paris : Lachenal &amp; Ritter, 1983, p.54). J’examinerai comment Sens-Plastique (1948) et Sens-Magique (1957) s’inspirent à la fois de la tradition de l’écriture fragmentaire occidentale et de la culture orale mauricienne des sirandanes dans lesquelles Le Clézio écrit qu’ « il y a (...), sous l’apparence rassurante d’un jeu, une sagesse ancienne, nourrie par les racines d’un peuple tout entier. » (Sirandanes, Paris : Seghers, 1990. p.18). Je me concentrerai plus spécifiquement sur la notion de dialogue telle qu’elle apparaît sous la plume chazalienne, comme mise en œuvre et mise en scène d’une forme efficace – et bien souvent empreinte d’humour - de détournement ou renversement du sens. Cela me permettra alors d’envisager les formes d’énonciation courtes comme un moyen de résistance à une culture métropolitaine dominante.
«Ce qui nous empêche de voir Dieu, c&#039;est que notre esprit est compliqué, et que Dieu est simple.»
[ Malcolm de Chazal ] - Sens-plastique 

«Une femme qui raisonne est une femme à bout de sentiments.»
[ Malcolm de Chazal ] - Penser par étapes

«Apprendre, c&#039;est se retrouver.»
[ Malcolm de Chazal ]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Hélène Laprévotte</p>
<p>Malcolm de Chazal, un Noir-Blanc</p>
<p>Mauricien d&#8217;origine franco-anglaise d&#8217;éducation swedenborgienne, Malcolm de Chazal est un écrivain blanc d&#8217;expression francophone qui se disait « un Noir-Blanc, un Blanc qui s&#8217;est noirci par son génie », considérant que les lettres mauriciennes avaient une couleur.</p>
<p>Ce poète qui devint peintre à la cinquantaine a toujours revendiqué une originalité radicale:  &#8220;Non, cher ami, écrivait-il à Jean Paulhan, on ne trouvera pas d&#8217;influence de base à mon oeuvre. J&#8217;ai conçu, j&#8217;ai reçu ce message, seul en moi-même au-delà des terres d&#8217;ici-bas &#8211; l&#8217;esprit sain, le corps sain, l&#8217;âme saine, le coeur sain &#8211; j&#8217;ai été guidé, je me suis laissé mener.&#8221;<br />
Il a peut-être plus influencé la littérature de l&#8217;île qu&#8217;il n&#8217;a été influencé par elle, mais il déclarait qu&#8217;il n&#8217;aurait pu avoir écrit son oeuvre ailleurs. Aussi, même si elle ne relève pas forcément de l&#8217;exotisme au sens occidental et entre en résonance avec Swedenborg, le surréalisme et ses précurseurs, ou les transcendentalistes américains, son oeuvre n?en est pas moins ancrée dans un contexte mauricien, repérable dans certains phénomènes de langue et certaines thématiques signalant un métissage plus structurel qu&#8217;épidermique.</p>
<p>Elodie Laügt</p>
<p>L’écriture aphoristique chazalienne ou la création d’un espace de dialogue</p>
<p>Je me propose de montrer comment l’écriture de l’écrivain mauricien Malcolm de Chazal constitue une pratique poétique et aphoristique originale dans le contexte postcolonial de la littérature francophone.</p>
<p>L’écriture chazalienne apparaît comme la création de multiples réseaux de correspondances (ou synesthésies) dont la philosophie esthétique est soutendue par l’idée que : « Le plus court chemin / De nous mêmes / A nous-mêmes / Est l’Univers » (Sens Magique, Paris : Lachenal &#038; Ritter, 1983, p.54). J’examinerai comment Sens-Plastique (1948) et Sens-Magique (1957) s’inspirent à la fois de la tradition de l’écriture fragmentaire occidentale et de la culture orale mauricienne des sirandanes dans lesquelles Le Clézio écrit qu’ « il y a (&#8230;), sous l’apparence rassurante d’un jeu, une sagesse ancienne, nourrie par les racines d’un peuple tout entier. » (Sirandanes, Paris : Seghers, 1990. p.18). Je me concentrerai plus spécifiquement sur la notion de dialogue telle qu’elle apparaît sous la plume chazalienne, comme mise en œuvre et mise en scène d’une forme efficace – et bien souvent empreinte d’humour &#8211; de détournement ou renversement du sens. Cela me permettra alors d’envisager les formes d’énonciation courtes comme un moyen de résistance à une culture métropolitaine dominante.<br />
«Ce qui nous empêche de voir Dieu, c&#8217;est que notre esprit est compliqué, et que Dieu est simple.»<br />
[ Malcolm de Chazal ] &#8211; Sens-plastique </p>
<p>«Une femme qui raisonne est une femme à bout de sentiments.»<br />
[ Malcolm de Chazal ] &#8211; Penser par étapes</p>
<p>«Apprendre, c&#8217;est se retrouver.»<br />
[ Malcolm de Chazal ]</p>
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