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Reflexion Dominicale

Mc 8,27-35.
Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région
de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les
gens, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un
des prophètes. »
Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui
suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois, il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de
l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des
prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il
ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui
faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement
Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de
Dieu, mais celles des hommes. »
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut
marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et
qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie
pour moi et pour l’Évangile la sauvera.

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« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. »

Nul doute je veux marcher derrière toi Seigneur Jésus. Me renoncer à moi-même est un exercice ardu qui me demande un effort continu. Comment contrer mon EGO ? Comment le contenir car je pense en avoir besoin pour mon estime de moi-même ? Est-ce là le mauvais vers qui a déjà pénétré mon être ? Les paroles adressées à Pierre résonnent : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Qui prétend qu’il faille avoir un peu d’estime de soi ?

Si je vis dans le Seigneur et pour le Seigneur et que je renonce à moi, aurai je encore besoin de moi ? C’est lui qui vit en moi, tout autre n’est que de trop. Prendre sa croix veut aussi dire prendre sa souffrance, le poids de son fardeau.

Dans mes moments de souffrance physiques et autres, de croire qu’IL est encore là, présent pour nous soulager n’est pas facile. Es-ce un test de ma Foi et de mon espérance ? Je te prie Seigneur dans ses moments là fait grandir encore plus ma foi et espérance en Toi. Donne-moi l’allégresse de porter ma part de Ta croix.

Edith Stein écrivit :

L’union avec le Christ est notre béatitude et l’approfondissement de
notre union avec lui fait notre bonheur ici-bas. L’amour de la croix ne se
trouve donc nullement en contradiction avec notre joie d’être enfants de
Dieu. Aider à porter la croix du Christ donne une allégresse forte et pure
à ceux qui y sont appelés et qui le peuvent ; ceux qui participent ainsi à
l’édification du Royaume de Dieu sont vraiment les enfants de Dieu.

Reflexion Dominicale

Mc 7,31-37.
Jésus quitta la région de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction du
lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.
On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les
oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! »,
c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
Ses oreilles s’ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia, et il parlait
correctement.
Alors Jésus leur recommanda de n’en rien dire à personne ; mais plus il le
leur recommandait, plus ils le proclamaient.
Très vivement frappés, ils disaient : « Tout ce qu’il fait est admirable :
il fait entendre les sourds et parler les muets. »

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Outre la guérison du muet de Jésus, en terre non juive le territoire de la Décapole, signifiant ainsi que Jésus est venu pour le salut également desT les païens, Jésus nous ouvre les oreilles et nous délit la langue. Sommes-nous sourd au message de Dieu dans les tintamarres des bruits de tous les jours ? Aurions-nous besoin de ce message « Effata » d’ouverture de Jésus pour ensuite être le relais parlant du Christ ?

Entendre ne semble pas être suffisant, savoir être à l’écoute n’est toute autre. Jésus n’attend une démarche et une initiative pour agir. Peut être bien, l’élan d’initiative est originaire de nous même, mais plus souvent, l’initiation vient des autres, comme il l’est dans ce cas. N’est pas spécifié les personnes qui ont conduit le sourd muet et qui ont demandé le Seigneur de poser Sa main sur lui. Ne sommes nous pas appelé pour être aussi parmi les instigateurs pour pousser les autres à être à l’écoute du Seigneur ? Sommes nous pas le « on » pour les autres ? Nous savons bien que nous sommes les instruments de Dieu : Il agit à travers de nous et par nous.

Ainsi à Son image, « tout ce qu’il fait est admirable ».

Je te demande Seigneur Jésus, de me faire prendre encore plus conscience de Ta presence, et  d’être ouvert à Ton écoute par un dialogue, plus fréquent et plus intime avec Toi. Accorde-moi, comme Toi, que j’accomplisse tout ce qui est admirable à Tes yeux.

Reflexion Dominicale

Mc 7,1-8.14-15.21-23.
Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se
réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. –
Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « Pourquoi tes
disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s’être lavé les mains. »
Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous,
hypocrites, dans ce passage de l’Écriture : Ce peuple m’honore des lèvres,
mais son
cœur est loin de moi.
Il est inutile, le culte qu’ils me rendent ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il appela de nouveau la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez
bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le
rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur.
Car c’est du dedans, du
cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses
: inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
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Le mot qui a  retenu mon attention ce matin à la lecture de Saint Matthieu, c’ est bien : Cœur. En citant Isaïe notre Seigneur Jésus parle de hypocrisie du peuple qui a son cœur loin de lui, et encore Il se réfère au cœur de l’homme ou sortent les pensées perverses. Le cœur ou le fond de ce passage, qui semble être une réponse de défense des quelques uns de ses disciples contre une accusation des pharisiens pour leur non respect de la tradition et les rituels prescrits. Jésus d’abord se réfère aux pharisiens qui n’ont pas le cœur net : leur action n’étant pas en cohésion avec leurs pensées. Ils restent sur les détails, le paraitre, au lieu de se focaliser sur le cœur de l’évènement : l’essentiel. L’observance des rituels des anciens certes pourrait être sujet à des remarques mais ne constitue un rien contre l’essentiel qui était de partager un moment de relation et de cordialité avec notre Seigneur autour d’un repas.

Cela me donne à penser, les discussions vaines sur le rituel pré Vatican ou post Vatican qui font couler tant d’encres. L’essentiel n’est il pas de retrouver le recueillement dans la présence de Dieu et d’être en union avec Lui ? Peut importent dans la forme qu’une prière soit dite le cœur de l’objectif est bien de prendre conscience de la présence de notre Dieu créateur et d’être en relation avec Lui.

Donne moi Seigneur Jésus, d’avoir un cœur ouvert pour t’accueillir du dedans et de produire les fruits d’amour de Tu me nourris pour mon prochain. Fais que je sois à afflue de l’essentiel- mon regard vers Toi, L’eternel – que je consacre le plus de mon temps et énergie à Ton œuvre, au lieu de me perdre dans les meandres des petites choses terrestres sans importance qui vantent que mon ego.

Reflexion Dominicale

Jn 6,60-69.
Jésus avait dit dans la synagogue de Capharnaüm : « Celui qui mange ma
chair et boit mon sang a la vie éternelle. »

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s’écrièrent : « Ce qu’il dit là est
intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter ! »
Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur
dit : « Cela vous heurte ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ? C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »

Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait.
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à
moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en allèrent et cessèrent
de marcher avec lui.
Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu
as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de
Dieu. »

Si j’étais présent avec ses disciples à Capharnaüm, ayant dans ma pensée et la volonté de rechercher un messie libérateur et que le soi disant messie, me demande de manger sa chair et de boire son sang, J’aurai certainement cessé de l’écouter.

Comment un libérateur aurait pu me sortir de mes conditions de misère humaine et de domination de Romains par des mots incompréhensibles ? Heurtés et déçus j’aurai pris la clef des champs.

Comment comprendre que ma volonté et ma croyance puissent être assujetti de la volonté du Père du prétendant Messie ? Assez, j’aurai cherché ailleurs !

Et c’est bien cela que le texte, nous demande : lire et entendre avec l’esprit et non la chair ! C’est un changement de paradigme ! Vivre de l’esprit et non de la chair.

En modifiant le registre de mon point de vue comme Simon Pierre qui nous replace dans la fidélité à notre Dieu envers et contre tout, et en doublant notre foi dans la sainteté de Dieu au-delà de nos besoins de chair- physiques, nous pourrions aspirer à la vie éternelle- le fruit que nous proposer le messie, le sauveur de notre âme pas notre corps de chair.

Seigneur, nous qui sommes fait de chair et d’esprit, sommes souvent dans une confusion totale. Nous sommes tirés par les deux bouts : de temps en temps par l’esprit et plus souvent par la chair qui semble être plus facile. Oui, nous avons besoin d’être choisi par notre Père céleste pour nous sortir de notre dilemme.

Dans nos moments de tiraillements, viens Seigneur à notre secours. Viens nous éclairer de ta lumière. Fais nous comprendre que vivre de l’esprit est plus important que tout. Ainsi si nous vivons de l’esprit sur terre, nous sommes et serons déjà dans Ta gloire. Te rejoindre dans la vie éternelle, n’est ce t il pas notre quête?

Reflexion Dominicale

Jn 6,51-58.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange
de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma
chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous
donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas
la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez
pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je
le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie
boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure
en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le
Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos
pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra
éternellement. »
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La lecture de ce texte de St Jean m’invoque le mot ‘sublimation’. J’ai tout de suite accouru vers mon Larousse pour lire la définition du mot.

Sublimation : nf. Chim. Passage d’un corps de l’état solide à l’état gazeux. Action d’orienter une tendance, une passion vers un intérêt moral ou une valeur sociale positive. Sublime : adj. Le plus élève, le plus haut, en parlant des choses morales, intellectuelles ou esthétiques.

Je suis convaincu qu’ ainsi que ce pain et de ce vin qui sont le fruit de la transformation de l’homme ; de froment et des raisins  sont transformes le pain et le vin; que Si l’homme peut transformer le froment et les raisins en Pain et Vin : Jésus Dieu peut faire encore mieux, n’est ce pas ? Cette offrande des fruits du travail de l’homme devient Corps et Sang de Jésus par cette sublimation que nous opère notre Sauveur venu nous sauver.

En chimie, la sublimation de l’eau en vapeur, requiert de l’énergie. Une fois sublimée cette vapeur possède cette énergie souvent utilisée dans les moteurs à vapeur. Ainsi ce corps et sang transformés en nourriture céleste et éternelle possède cette énergie  de Dieu, pour être l’élément moteur de notre vie spirituelle.

Nous te rendrons grâce Seigneur Dieu d’avoir instituer le sacrement de l’Eucharistie pour nous nourrir et nous fortifier. Que la consommation de ton corps me rend en communion avec toi pour les siècles et les siècles. Amen.

Fete de la Vierge

assumption

Demain C’est la fête de la Vierge plus précisément la fête de son élévation au ciel.

L’église catholique a établi sous un dogme par Munificentissimus Deus du pape Pie XII l’Assomption de la Vierge Marie Mère de Jésus.

« Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort. »

Cet événement est compris comme les prémices de la résurrection des corps, qui selon la croyance de l’Église orthodoxe, aura lieu lors du Second avènement du Christ, comme l’exprime le théologien Vladimir Lossky : “Si Elle resta encore dans le monde, si Elle se soumit aux conditions de la vie humaine jusqu’à accepter la mort, c’est en vertu de sa volonté parfaite, dans laquelle elle reproduisit la kénose (humiliation) volontaire de son Fils. Mais la mort n’avait plus d’emprise sur Elle : comme son Fils, elle est ressuscitée et montée au Ciel, première hypostase humaine qui réalisa en Elle la fin dernière pour laquelle fut créé le monde.”

Elle est nul doute un personnage choisie parmi toutes les femmes pour être la mère terrestre de notre Sauveur Dieu. Sainte Vierge Marie; Priez pour nous pauvres pecheurs maintenant et a l’heure de notre mort.

Nous nous réjouissons ! Et rendons grâce à Dieu.

Reflexion Dominicale

Ps 23(22),1-2.3-4.5.6.
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux
tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de
son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es
avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur
ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la
maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Mc 6,30-34.
Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu’ils
ont fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un
peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu’on
n’avait même pas le temps de manger.
Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied,
de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de
pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors,
il se mit à les instruire longuement.

En ce jour des obsèques du Cardinal Margeot que j’ai eu l’occasion d’assister à  la télévision, la cérémonie à Marie Reine de la Paix, une paix et une joie profonde habitent en moi. Dans la lecture proposée de la liturgie du jour, je retiens la notion de repos et Le Seigneur Berger.

J’imagine à cet instant, l’apparition du Cardinal devant notre Dieu pour ‘lui rapporter tout ce qu’il a fait et enseigné’. Le Seigneur lui adresse les paroles « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu ».

Pendant toute sa vie, Cardinal Margeot ne fut il pas le berger du troupeau de lui avait confié notre Seigneur ? Ses œuvres qui laissent en héritage, resteront pour témoigner de l’amour du Christ qu’il a vécu. Ainsi, il reste présent dans nos cœurs et notre vie.

Aujourd’hui comme dans le psaume 23, il se repose dans la béatitude de notre berger suprême. Grace et bonheur accompagne tous les jours de sa vie ; il habite la maison du Seigneur pour la durée de ses jours.

Louange à toi Seigneur et merci pour le cadeau de la vie féconde et exemplaire du Cardinal que Tu nous as donné. Je te demande de m’accorder la grâce de pouvoir l’imiter dans ma vie.

Reflexion Dominicale

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,7-13.
Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais,
et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n’est un bâton ; de n’avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

La réflexion de Saint Gregoire le grand sur ce texte, reprise en partie, par mon curé de matin est intéressante : ‘Notre Seigneur et Sauveur, frères très chers, nous instruit tantôt par ses paroles, tantôt par ses actions. Ses actions elles-mêmes sont des commandements, parce que, lorsqu’il fait quelque chose sans rien dire, il nous montre comment nous devons agir. Voici donc qu’il envoie ses disciples en prédication deux par deux, parce que les commandements de la charité sont deux : l’amour de Dieu et du prochain. Le Seigneur envoie prêcher ses disciples deux par deux pour nous suggérer, sans le dire, que celui qui n’a pas la charité envers autrui ne doit absolument pas entreprendre le ministère de la prédication.’

Les événements de ma vie de famille, cette dernière semaine, m’a fait beaucoup penser à ce renvoi vers une mission à deux. Un parcours à deux pour le mariage de mon fils Olivier et de Kristel n’est il pas une mission à vivre ? Semer la charité à deux. La prescription du Seigneur de partir sans les encombrants soucis matériels n’est il pas indiquée. Dans ce monde où nous côtoyons des esprits mauvais, notre Seigneur nous donne le pouvoir sur l’esprit du mal, pourquoi ne pas se revêtir de cette espérance qu’Il nous fait don ?

Je remercie le Seigneur, qui continue d’avoir un regard sur ma famille. Je m’efforce d’être toujours en marche sur la mission qui m’a été confiée et garde l’onction qu’Il m’a comblé.

Reflexion Dominicale

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,1-6.
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Il s’étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d’alentour en enseignant.

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Saint Syméon, déjà (949-1022) dans ses enseignements pose la question de savoir : est il plus facile de croire dans le Christ au temps des apôtres ou aujourd’hui ?

Croire en Jésus aujourd’hui

Beaucoup ne cessent de dire : « Si nous avions vécu au temps des apôtres, et si nous avions été jugés dignes de voir le Christ comme eux, nous serions aussi devenus des saints comme eux ». Ils ignorent qu’il est le même, lui qui parle, maintenant comme alors, dans tout l’univers… La situation actuelle n’est sûrement pas la même que celle d’alors, mais c’est la situation d’aujourd’hui, de maintenant, qui est beaucoup plus heureuse. Elle nous conduit plus facilement à une foi et une conviction plus profondes que le fait de l’avoir vu et entendu alors physiquement.

Alors, en effet, c’était un homme qui apparaissait à ceux qui étaient sans intelligence, un homme d’humble condition ; mais maintenant c’est un Dieu qui nous est prêché, un Dieu véritable. Alors, il fréquentait physiquement les publicains et les pécheurs et mangeait avec eux ; mais maintenant il est assis à la droite de Dieu le Père, n’ayant jamais été séparé de lui en aucune manière… Alors, même les gens de rien le méprisaient en disant : « N’est-il pas le fils de Marie et de Joseph le charpentier ? » (Mc 6,3; Jn 6,42) Mais maintenant les rois et les princes l’adorent comme le Fils du vrai Dieu, et vrai Dieu lui-même… Alors, il était tenu pour un homme périssable et mortel parmi tous les autres. Lui qui est Dieu sans forme et invisible a reçu, sans altération ni changement, une forme dans un corps humain ; il s’est montré totalement homme, sans offrir au regard rien de plus que les autres hommes. Il a mangé, bu, dormi, transpiré et s’est fatigué ; il a fait tout ce que font les hommes, excepté le péché.

N’avons-nous pas l’expérience des frères qui ont vécu avant nous pour nous éclairer sur la venue du Christ pour nous aider à croire ? Avant tout, je pense que la foi en Christ est un don de lui et que ce don qu’il nous donne n’est accordé que dans la mesure que nous y travaillons pour. A priori, notre initiative et notre volonté est requises. Certes, Le récit du passage de Jésus Christ sur terre est assurément très répandu : la foi est plus que de connaître un fait historique- le passage du Christ sauveur sur terre. Croire en Jésus Christ aujourd’hui , 2009 est semblable comme autre fois : ce qu’il nous est demandé s’est entretenir une relation intime et continue avec notre Dieu. La prière n’est il pas une conversation avec notre Dieu ? Peut on parler un être, pas le moindre, notre créateur,  que nous nions l’existence ? Il nous demande de Le reconnaître et de L’aimer en premier lieu. Est-ce que je pense assez fréquemment à Lui ? Ai-je suffisamment de consultation avec Lui ? Peut être suis-je trop imbue de ma personne pour croire qu’IL est la pour m’écouter et venir à ma rescousse ?

Marie-Noelle Thabut termine sa chronique Paroles de Dieu pour un dimanche de ce jour par ses paroles : Car celui qui reconnait sa pauvreté fondamentale s’ouvre à l’action de Dieu et se découvre alors des sources insoupçonnées. Pour cela, il suffit d’un peu d’humilité ou tout simplement de lucidité. A ce sujet St. Paul nous fait la confidence d’une parole reçue de Dieu : ma grâce te suffit :ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse (2Co 12.9). Il nous suffit de « lever les yeux vers le seigneur » comme dit le psaume.

Reflexion dominicale

Holy Gospel of Jesus Christ according to Saint Mark 5:21-43.
When Jesus had crossed again (in the boat) to the other side, a large crowd gathered around him, and he stayed close to the sea.
One of the synagogue officials, named Jairus, came forward. Seeing him he fell at his feet
and pleaded earnestly with him, saying, “My daughter is at the point of death. Please, come lay your hands on her that she may get well and live.”
He went off with him, and a large crowd followed him and pressed upon him.
There was a woman afflicted with hemorrhages for twelve years.
She had suffered greatly at the hands of many doctors and had spent all that she had. Yet she was not helped but only grew worse.
She had heard about Jesus and came up behind him in the crowd and touched his cloak.
She said, “If I but touch his clothes, I shall be cured.”
Immediately her flow of blood dried up. She felt in her body that she was healed of her affliction.
Jesus, aware at once that power had gone out from him, turned around in the crowd and asked, “Who has touched my clothes?”
But his disciples said to him, “You see how the crowd is pressing upon you, and yet you ask, ‘Who touched me?'”
And he looked around to see who had done it.
The woman, realizing what had happened to her, approached in fear and trembling. She fell down before Jesus and told him the whole truth.
He said to her, “Daughter, your faith has saved you. Go in peace and be cured of your affliction.”
While he was still speaking, people from the synagogue official’s house arrived and said, “Your daughter has died; why trouble the teacher any longer?”
Disregarding the message that was reported, Jesus said to the synagogue official, “Do not be afraid; just have faith.”
He did not allow anyone to accompany him inside except Peter, James, and John, the brother of James.
When they arrived at the house of the synagogue official, he caught sight of a commotion, people weeping and wailing loudly.
So he went in and said to them, “Why this commotion and weeping? The child is not dead but asleep.”
And they ridiculed him. Then he put them all out. He took along the child’s father and mother and those who were with him and entered the room where the child was.
He took the child by the hand and said to her, “Talitha koum,” which means, “Little girl, I say to you, arise!”
The girl, a child of twelve, arose immediately and walked around. (At that) they were utterly astounded.
He gave strict orders that no one should know this and said that she should be given something to eat.

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We had a good gathering at the mass in Ming Tek centre. Not only the whole YIPTONG family were gathered to pray, were also present old friends and acquaintances of Yook Souk. Of the number of people present I recognised Liliane Sew Hee and her sister in law, Paul Sin chan, the wife of Miang Kwong Ng Wong Hing.

I found that the reading of the day to be appropriate: an extract of Mathews about the miracle of the daughter of Jairus from her death. “Why this commotion and weeping? The child is not dead but asleep.” As much as we can be sad to acknowledge the departure of Yook Souk to his eternal abode, we have faith in the timeless world, that he is risen in our lord.

I would like to share with you today, the meditation of St. Peter Chrysologus on the reading of the day.

“The child is not dead but asleep”


Every gospel reading, Beloved, is most helpful both for our present life and for the attainment of the life to come. Today’s reading, however, sums up the whole of our hope, banishing all grounds for despair. Let us consider the synagogue official who took Christ to his daughter and in so doing gave the woman with a hemorrhage an opportunity to approach him… Christ could foresee the future and he knew this woman would approach him. Through her the Jewish official was to learn that there is no need to move God to another place, take him on a journey, or attract him by a physical presence. One must only believe that he is present in the whole of his being always and everywhere, and that he can do all things effortlessly by a simple command; that far from depriving us of strength, he gives it; that he puts death to flight by a word of command rather than by physical touch, and gives life by his mere bidding, without need of any art…

So when Christ reached the house and saw the mourners lamenting as though the girl were dead, he declared that she was not dead but sleeping, in order to move their unbelieving minds to faith and convince them that one can rise from death more easily than from sleep. «The girl is not dead,» he told them, «but asleep.»

And indeed, for God death is nothing but sleep, since he can raise the dead to life more quickly than we can rouse a sleeper… Listen to the Apostle Paul: «In an instant, in the twinkling of an eye, the dead will rise» (1Cor 15,52)… How could he explain its swiftness verbally when divine power outstrips the very notion of swiftness? How could time enter the picture when an eternal gift is given outside of time?