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Archive for the 'Messe' Category

Reflexion Dominicale

September 3rd, 2007 by joseph

Lc 14,1.7-14.
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y
prendre son repas, et on l’observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole : « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu’un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera
rendu à la résurrection des justes. »

 

Avons-nous la même vision de la scène ou d’un festin quand nous sommes placés au dernier rang ou à la première place? A la première place, certainement, je suis livré au regard de tous; tout au contraire, dans les derniers rangs je suis spectateur et participant comme la plupart de mes frères. ‘De la prépondérance à l’humilité’ serait la leçon que je prends de la première partie du texte. Mieux encore que ‘la prépondérance’ citée,  le contexte d’un repas chez les pharisiens,  évoquerait  la réputation pharisienne proverbiale de l’arrogance et de l’hypocrisie. Or Jésus dans sa venue sur terre, s’est fait le dernier des derniers. Il est né dans une étable et s’est retrouvé, à la fin de sa vie, en croix et tué comme un dernier des derniers avec des bandits notoires. La contemplation de Sa vie comme le dernier des derniers nécessairement m’invite à plus de compassion pour nos frères démunis. C’est bien l’humilité qui devrait être le maître mot.

 Pour enchaîner la leçon, dans le texte de ce dimanche, et plus encore, Jésus m’encourage d’être humble tout en ayant un regard de compassion dans un amour inconditionnel pour les démunis.

« Seigneur, purifie mon cœur du levain des pharisiens: l’hypocrisie et l’orgueil. Conduis-moi sur le chemin de la vérité, c’est-à-dire de l’humilité, en dehors duquel je ne peux te plaire. Accorde-moi la grâce de considérer les autres supérieurs à moi, et de trouver ma joie dans leur service. Ne permets pas que du haut de ma suffisance, je repousse avec mépris l’humble Pain eucharistique; mais donne-moi de pouvoir y discerner ta présence, toi le Dieu tout-puissant qui te fais le Serviteur des serviteurs, pour nous ouvrir le chemin de l’amour et de la vie. »

Reflexion Dominicale

August 26th, 2007 by joseph

Lc 13,22-30.
Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’ Alors vous vous mettrez à dire : ‘Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.’ Il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.’ Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

 

Contrairement à mes habitudes de fin de semaine, ce dimanche, j’ai assisté à la messe de 9 heures 30 au lieu de l’office du samedi. Quelle merveille d’avoir eu le père Georges Chung comme célébrant ! Pour mon bonheur, son homélie était axée sur « la porte étroite ». Plus d’une fois je  me suis interrogé dans le passé, sur la teneur de ‘la porte étroite’ et n’ai jamais était bien convaincu du sens que j’ai pu en tirer.  « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. » Merci Georges Chung tu m’as donné aujourd’hui des pistes à creuser. Pouvons entrer par une porte étroite les mains chargées et encombrées de bagages ? L’image qu’a donnée Georges : n’avons nous pas déjà vu  ou imaginé le singe qui, ayant rempli sa main des cacahuètes, tente en vain de sortir sa main pleine du goulot d’un bocal ?

Eh oui ! Pour passer par la porte étroite, il va falloir nous délester de tout ce qui nous encombre. Il nous faudra n’avoir que ce qu’il faut pour entrer dans le royaume. Ce qui importe, c’est d’être reconnu par Lui pour qu’Il nous accueille.

Comment serions nous reconnus ? Ou alors, comment ne serions nous pas reconnus ?

‘Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.’

Comment serai-je reconnu par quelqu’un que j’ai ignoré toute ma vie ?

A également retenu mon attention ce dimanche la prière suivante :

Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne a ton peuple d’aimer ce que tu commandes et d’attendre ce que tu promets ; pour qu’au milieu des changements d ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là ou se trouvent les vraies joies.

 

Reflexion Dominicale

August 19th, 2007 by joseph

Lc 12,49-53.
Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la
mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la
belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Les commentaires de Denys le Chartreux (1402-1471), moine
sur la première partie de l’Evangile me conviennent.
Allumer dans les coeurs des hommes le feu de l’amour de Dieu
« Je suis venu apporter un feu sur la terre » : je suis descendu du
haut du ciel et, par le mystère de mon incarnation, je me suis manifesté aux hommes pour allumer dans les coeurs humains le feu de l’amour divin. « Et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » — c’est-à-dire qu’il prenne et devienne une flamme activée par l’Esprit Saint et qu’il fasse jaillir des actes de bonté !
Le Christ annonce ensuite qu’il subira la mort sur la croix avant que
le feu de cet amour n’enflamme l’humanité. C’est, en effet, la très sainte Passion du Christ qui a valu à l’humanité un don aussi grand, et c’est avant tout le souvenir de sa Passion qui allume une flamme dans les coeurs fidèles. « Je dois recevoir un baptême », autrement dit : Il m’incombe et il m’est réservé par une disposition de Dieu de recevoir un baptême de sang, de me baigner et de me plonger comme dans l’eau, dans mon sang répandu sur la croix pour racheter le monde entier. « Et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit accompli», en d’autres termes jusqu’à ce que ma Passion soit achevée, et que je puisse dire : « Tout est accompli ! » (Jn 19,30)

Par contre, je trouvai difficile de comprendre la deuxième partie du texte. Comment le Seigneur soit venu pour la division ? Qui plus est, la division dans la cellule familiale. Je demande à comprendre, car le Dieu d’amour me parle de division. Depuis ma messe de samedi soir à laquelle j’ai assisté et où j’ai entendu la proclamation de ce texte, je suis resté perplexe. A mon action de grâce après ma communion à l’eucharistie, j’ai demandé le Seigneur de m’éclairer. Mon état de perplexité m’a amené à ouvrir ma bible pour chercher une explication. L’intitulé du texte se lit ainsi : Jésus cause de division. Et le texte me renvoie à Matthieu 10,34 : Non la Paix mais le combat.

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi : celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »

Ainsi la division dont Le Seigneur me parlait était bien ce combat que je dois mener. De Le reconnaître avant tout mon être. De l’aimer plus que tout. L’amour divin qu’IL met à ma disposition ne se compare pas en magnitude avec mes tracasseries & préoccupations humaines. L’amour filial des hommes, aussi puissant, fort et producteur de bienfaits qu’il puisse être, n’est pas comparable à l’amour de Dieu.

Le Seigneur, par son amour, saura m’armer pour ce combat si je m’abandonne à Lui.

Reflexion Dominicale

August 13th, 2007 by joseph

Lc 12,32-48.
Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous
donner le Royaume. Vendez ce que vous avez et donnez-le en aumône. Faites-vous une bourse qui ne s’use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.
Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera
passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : ‘Mon maître tarde à venir’, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.

 

La lecture de ce dimanche, m’a quelque peu ébloui. Trois paraboles à digérer : c’est trop pour moi. Il me faudra quelques jours pour assimiler tous les enseignements si riches, et encore des années pour les mettre en pratique ! J’ai donc decidé d’extraire un morceau du texte et de prendre le temps d’y reflechir. Un peu comme un suc qu’une abeille prend le soin d’extraire pour le savourer et l’utiliser à bon escient pour enrichir sa ruche. Ainsi j’ai choisi :’ Faites-vous une bourse qui ne s’use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.’

Oui, je passe mon temps à amasser ou à gérer des richesses terrestres en prévision de jours qui me restent  sur terre, en prévision des besoins de mes enfants et de mes petits enfants. Est-ce que je me soucie de mon avenir ? Combien de trésors inépuisables dans les cieux aurai-je epargnés ? Si le texte dit bien que mon cœur est là où est mon trésor, où voudrais-je que mon cœur soit ?

La question qui m’interpelle est : comment se construire des trésors aux cieux ? L’Evangile nous enseigne que ceux qui seront récompensés au royaume seront ceux qui se seraient montrés charitables envers leurs prochains, envers les démunis et les pauvres, avec un amour inconditionnel.

Il ne me reste plus quà faire une évaluation  de ma bourse, mon trésor au ciel, tout en sachant que la valeur n’est pas déterminée par moi, mais par mon Maître supreme le Seigneur Dieu et de croire en Sa clemence.

Reflexion Dominicale

August 6th, 2007 by joseph

Lc 12,13-21.
Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? »
Puis, s’adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté.
Il se demandait : ‘Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma
récolte.’ Puis il se dit : ‘Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes
greniers, j’en construirai de plus grands et j’y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.’ Mais Dieu lui dit : ‘Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura ?’ Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

 

 

Sans conteste, la lecture de l’Evangile et la réflexion sur le texte m’envoie vers l’essentiel.  Ne sommes nous pas que des passagers sur la terre pour atteindre notre but éternel ? J’y crois. Mais croire seulement n’est pas suffisant. Etre riche en vue de Dieu est la difficulté. Comment faire pour y parvenir ? Comment amasser suffisament de richesses pour le passage ?  Effectivement, le texte de l’Ecclesiaste, qui a été également proposé à la messe, considère toutes les affaires terrestres qui nous préoccupent sans cesse comme des vanités.


‘Vanité des vanités, disait l’Ecclésiaste. Vanité des vanités, tout est
vanité !’


Je demande au Seigneur de faire que je travaille sur l’essentiel et que mon passage sur cette terre ne me serve que pour amasser des points pour ma vie future chez Lui. Je  prie également qu’un nombre grandissant de passagers de la terre y travaille dans le même sens en s’entraidant mutuellement.

Reflexion Dominicale

July 29th, 2007 by joseph

Lc 11,1-13.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites :’Père,que ton nom soit
sanctifié,que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation.’ » Jésus leur dit encore : « Supposons que l’un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : ‘Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n’ai rien à lui offrir.’ Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : ‘Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l’affirme : même s’il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui
frappe, la porte s’ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un oeuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

 

 

Ce dimanche, la lecture de l’Evangile m’a renvoyé à une personne que j’avais rencontrée dans les années 60. A travers l’Internet,  et à ma grande surprise, j’avais découvert les écrits d’Arlette Orian. J’étais heureux de  lui avoir parlé au téléphone pour la féliciter quelque temps avant son départ vers l’Eternel.

Voici un texte d’elle sur le Notre Père :

Redécouverte du Notre Père

J’avais, il y a quelques mois, pour des villageois d’un petit village au pied d’une montagne, pour des enfants de 5 à 12 ans, qui comprennent le créole (le patois dérivé du français et qui est compris de toute la population) expliqué les prières essentielles : le “Notre Père”, le “Je vous salue Marie” et surtout le “Credo” qui est la prière la plus compliquée que je connaisse même pour des jeunes parlant très bien le français…

J’avais donc expliqué, entre autres, le Notre Père. Mes “enfants” l’ont bien assimilée. Or, aujourd’hui, lors d’une réunion à la cure de ma paroisse, à Bambous, notre curé, un polonais, nous a expliqué le “Notre Père” et il m’a fait réfléchir car les deux phrases : “Que ton nom soit sanctifié”, “Que ton règne vienne” avaient un autre sens.

Pour moi, “Que ton nom soit sanctifié” voulait dire : Que ton nom soit reconnu, admiré, glorifié par tous les hommes et la seconde phrase “le règne de Dieu qui devait arriver” voulait dire, pour moi, tout simplement la seconde venue de Jésus sur la terre.

Or l’interprétation toute simple qu’il donna basée sur le mandement de Carême 1998 était celle-ci : “Que ton nom soit à nos yeux d’hommes et de femmes de ce monde reconnu comme Unique et que nous apprenions, grâce à l’oeuvre de l’Esprit Saint en nous, à reconnaître sa grandeur, sa sainteté en même temps que son humilité et que, par la grandeur et la sainteté de son nom, nous soyons sanctifiés.

C’était à peu près cela que je pensais mais, lui, en le disant, donnait à cette phrase une grandeur, une dignité nouvelle.

Quant à la seconde phrase : “Que son règne vienne”, il l’a expliquée tout simplement par : “Que tout le travail de l’Esprit Saint à l’intérieur de nous-mêmes purifie notre coeur. Nous rende libre, fraternel et responsable de nous et des autres, nous façonne, refasse en nous l’image de Dieu”.

Je n’avais jamais songé à cette façon de penser au règne de Dieu : Que le règne de Dieu vienne en nos coeurs actuellement, maintenant. Non pas, dans un avenir plus ou moins lointain mais dès maintenant. Qu’avec l’aide du St Esprit, Dieu règne dans noscoeurs.

Cette phrase a maintenant pour moi un sens profond. Quand je la dirai, j’y attacherai ce sens profond qui m’a bouleversée.

J’aime aussi quand je dis : “Donnez-nous notre pain de ce jour” dire à mes petits villageois : ce n’est pas du pain seulement qu’il vous faut demander, du pain vous en avez. Demandez à Dieu de vous donner ce qui vous manque le plus, ce qui vous marque le plus, qui vous fait souffrir : désunion de vos parents, alcoolisme, manque d’ardeur dans la prière, etc.

Si je le dis ici (ce que je dis est bête et comme je le répète, c’est surtout aux jeunes que je m’adresse) : Quand nous récitons le Notre Père, ne le banalisons pas. Donnez-lui tout son sens et, en y réfléchissant, comme ce soir, nous lui découvrons chaque soir une richesse nouvelle. C’est tout. Cette prière vieille de presque deux siècles, je l’ai redécouverte ce soir et je voulais vous faire partager mon émotion.

Reflexion Dominicale

July 22nd, 2007 by joseph

Lc 10,38-42.
Alors qu’il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du
Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle
intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma soeur me laisse
seule à faire le service. Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites
pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui
sera pas enlevée. »

 

Trop souvent j’ai entendu la réflexion de mettre en opposition la façon d’agir de Marie contre celle de Marthe. Est-ce un procès de l’action contre la contemplation ?  Le fait que le Seigneur ait dit : « Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. » semble indiquer que la contemplation est supérieure à l’action.

Ma réflexion ce dimanche m’oriente à penser que la contemplation du Seigneur est le but ultime de notre vie. Au fait, au terme de notre route terrestre, passer à l’éternel pourrait-il signifier être en contemplation permanente de Dieu? J’y crois. Ainsi, Marie serait déjà à l’éternel en se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutant Sa parole : vivre de la relation avec notre Dieu créateur.

L’action de Marthe, ne serait-elle pas l’illustration de notre vie terrestre ? Nos souçis et inquiètudes ne nous conduisent- ils pas à l’action? Pourquoi opposer les deux façons de faire? Considérons les comportements de Marthe et de Marie comme étant complémentaires. Et si l’action de Marthe, c’est-à-dire ‘servir’, nous mènerait vers l’ultime, qui est la contemplation? Et encore, les actions de Marthe et de Marie néccesiteraient-elles une alternance de notre part?  Ne nous faut-il pas allouer un temps pour l’action de service, et un temps de prière?

Pouvons nous être dans l’action tout en étant à l’écoute du Seigneur ?

Reflexion Dominicale

July 15th, 2007 by joseph

Lc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l’épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Que lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre
côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : ‘Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.’ Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers
lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »

La parabole du bon samaritain, je ne sais combien de fois j’ai entendu et lu ce passage et combien de fois j’ai ecouté des sermons sur ce texte. Une fois encore, la lecture du texte me donne une orientation différente car je ne suis pas au même moment dans ma vie et je n’ai pas la même disposition d’âme et d’esprit que j’avais auparavant. Le texte est resté le même. Ecrit 2000 ans de cela, l’Evangile n’a certainement pas bougé. Le Seigneur, l’Immuable, cependant IL me parle à travers ce texte, au présent, ici et maintenant? Oh oui ! Comme le docteur de la loi je voudrai pratiquer le commandement de Dieu : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »

A travers le sermon de ma messe, IL m’a demandé : « et qui donc est mon prochain ? » L’égard que j’ai envers mon entourage est–t-il de la même teneur que le bon samaritain ? Me suis-je égaré de la voie qu’IL m’a tracé ou de la voie que j’aurai aimé être ? Est-ce que je vis la compassion et la générosité du samaritain à l’égard même de mes proches ? Où s’étend mon amour inconditionnel ? Quelle preuve de bonté aura-i je fais, envers les pauvres abandonnés que je vois tous les jours ? Un prêtre et un lévite virent l’homme dépouillé et passèrent tous deux de l’autre côté, or le Samaritain vit et fut saisi de pitié.

Voilà la différence que je vois maintenant. Ne savons nous plus être saisis de pitié ? Notre cœur serait-il rempli d’autres préoccupations égoïstes et matérielles pour demeurer insensible à la misère qui nous saute aux yeux ? Refus d’assistance d’un homme en danger de mort n’est il pas un délit reprimable aux yeux de la loi ?

Ainsi ma prière de ce jour est de demander au Seigneur d’ouvrir ma sensibilité à la misère de mon prochain et de m’accorder une plus grande générosité pour être Son pourvoyeur ici et maintenant d’amour inconditionnel. Mon but n’est-il pas d’être Son instrument ?

Reflexion Dominicale

July 10th, 2007 by joseph

Mt 9,9-13.
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Saint Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 30 : PL 52, 285-286 (trad. En Calcat rev.)
« Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
Dieu est accusé de se pencher vers l’homme, de s’asseoir près du
pécheur, d’avoir faim de sa conversion et soif de son retour, de prendre l’aliment de la miséricorde et la coupe de la bienveillance. Mais le Christ, mes frères, est venu à ce repas; la Vie est venue parmi ces convives pour que, condamnés à mort, ils vivent avec la Vie ; la
Résurrection s’est couchée pour que ceux qui gisaient se lèvent de leurs tombes ; la Bonté s’est abaissée pour élever les pécheurs jusqu’au pardon ; Dieu est venu à l’homme pour que l’homme parvienne à Dieu ; le juge est venu au repas des coupables pour soustraire l’humanité à la sentence de condamnation ; le médecin est venu chez les malades pour les rétablir en mangeant avec eux ; le Bon Pasteur a penché l’épaule pour rapporter la brebis perdue au bercail du salut.
« Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Mais qui est
pécheur, sinon celui qui refuse de se voir tel ? N’est-ce pas s’enfoncer
dans son péché, et à vrai dire s’identifier à lui, que cesser de se
reconnaître pécheur ? Et qui est injuste, sinon celui qui s’estime juste ?
Allons, pharisien, confesse ton péché, et tu pourras venir à la table
du Christ ; le Christ pour toi se fera pain, ce pain qui sera rompu pour le pardon de tes péchés ; le Christ deviendra pour toi la coupe, cette coupe qui sera versée pour la rémission de tes fautes. Allons, pharisien, partage le repas des pécheurs, et le Christ partagera ton repas ; reconnais-toi pécheur, et le Christ mangera avec toi ; entre avec les pécheurs au festin de ton Seigneur, et tu pourras ne plus être pécheur ; entre avec le pardon du Christ dans la maison de la miséricorde.

J’ai retenu ce texte de Matthieu que j’avais lu dans la semaine car à travers ce texte j’avais retenu deux mots qui me trottaient dans la tête pour plusieurs jours.
Le premier mot est « Mission ». « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Quelle est ma mission ? Oui ! Essentiellement la même que Matthieu car je souhaite être parmi les disciples de Jésus. Cependant est-ce que je réponds avec la promptitude de Matthieu ? Est-ce que j’ai de la persévérance pour mener à bien ma mission ? Suis-je acharné par ma mission ? ‘Suis moi’ est vraiment vivre les pas du Seigneur maintenant et à jamais.

Le deuxième mot est « miséricorde ». « C’est la miséricorde que je désire ». Ce deuxième mot m’a livré le message du ‘comment’ vivre les pas du Seigneur. Oui ! Dieu est le sommet de la miséricorde. Pratiquer la miséricorde en tout temps, n’est pas ce qui nous est demandé ? Pardonner à ceux qui nous ont offensé. Ce n’est certes pas facile de pardonner car nous devons vaincre sans cesse notre orgueil et égoïsme qui nous hantent et rongent. La paix se trouve-t- elle pas derrière la porte de la miséricorde ? La voie de déjà indiquée ; il nous suffit de suivre. Le Seigneur nous a déjà pardonné car Il est venu pour nous pécheurs. ‘Un peu effort l’ami !’ entends- je de notre Seigneur d’une voie douce et encourageante ! Confesse toi et tu passeras a ma table!

Reflexion Dominicale

July 2nd, 2007 by joseph

Lc 9,51-62.
Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et
entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? »
Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. Et ils partirent pour un autre village. En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va
annoncer le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi
d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en
arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Je lis dans le texte de ce dimanche l’appel que nous fait le Seigneur. Même si nous voulons le suivre à l’image de cet homme qui dit qu’il le suivra partout ou Il ira, il nous faudra du courage car le Seigneur semble ne pas avoir de lieu où reposer sa tête. Lui-même, il lui a fallu du courage pour prendre la route de Jérusalem et d’assumer sa pénible mission.

Par trois fois, Le Seigneur nous démontre les difficultés que nous aurons à surmonter. Nos liens avec les choses humaines, comme enterrer son père et dire adieu aux gens de la maison ou regarder en arrière, sont des freins à suivre le Seigneur. La lettre aux galates, nous indique bien que suivre le Christ notre Seigneur c’est vivre sous la conduite de l’Esprit. Se défaire des tendances de la chair est le challenge. Fort heureusement, IL a parcouru le chemin avant nous et nous a promis son aide et assistance si nous nous laissons conduire par son Esprit.

. De vivre ma mission à la suite de Jesus est mon obseession.

Je vous le dis : vivez sous la conduite de l’Esprit de Dieu ; alors vous
n’obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair.
Car les tendances de la chair s’opposent à l’esprit, et les tendances de
l’esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui
vous empêche de faire ce que vous voudriez. Mais en vous laissant conduire par l’Esprit, vous n’êtes plus sujets de la Loi
.