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P E T & The environment

Recycling of PET bottles

I saw on Euro news yesterday, that in Portugal, a new factory has been set up to produce quality blankets from used water bottles (PET). PET stands for polyethylene terephthalate.

The situation in Mauritius:

PET post consumer bottle recovery and recycling: The Mauritius Soft Drink Bottlers’ Association , regrouping the four big producers of soft drinks has contracted a private company (POLYPET RECYCLERS LTD) to sort and export PET bottle waste, in response to a producer responsibility regulation from the Ministry of Environment. Special dustbins in strategic spots have been placed and a collection rate of 30% of the 3000 MT of PET used on the island (or about 80 million bottles) has been reached. In addition the Association promotes community initiatives with NGOs to create an opportunity for locals to find some additional revenue obtained from the reselling of PET waste. Workers directly engaged by Polypet are more than 30 and indirect job creation is around 100 on the collection side.

For the time being the collected PET bottles are crushed for export. The quantity collected may not justify the setting up of a factory to recycle and convert the resins.

What tonnage could be collected in the region? How much can be collected in Reunion island, Comoros and Madagascar? Will the volume then justify the setting up of a plant to transform the resin? Has anyone studied the issue?

Un Rendez vous pour Islam

Je savoure encore en ce moment ‘le commencement d’un monde ‘ de Jean Claude Guillebaud.

J’ai lu et relu les chapitres sur ‘un rendez vous pour l’islam’. Une perception et projection de l’Islam très intéressantes. Je dirais que l’opinion de l’auteur est optimiste par rapport à ma projection. Que suis-je pour avoir une opinion avisé sur le sujet ? Par contre en opposition de la conférence que j’ai assisté l’année dernière et le livre que j’ai parcourue d’Alexandre Del Valle, je conclu que Jean Claude Guillebaud a plus d’espoir sur le monde musulman que les autres et il pense que les poussées extrémistes s’estomperont. Chapeau à Jean Claude Guillebaud, qui s’est bien documenté.

J’aurai tellement aimé que le rêve de Tariq Ramadan dans  « Islam, la face à face des civilisations, quel projet pour quelle modernité. » se réalise. Même la sincérité de Tariq Ramadan avec ses grands discours pacificateurs est en doute ! Alexandre nous met en garde ! Tariq serait un cheval de Troie ? Qui croire ?

Islam en somme est ébullition. Allons-nous subir la victoire des extrémistes sur les modérés ? La masse des islamistes économiquement faibles vont-ils être menés par les radicaux ou le tempérés ? L’islam modèle turque ou indonésien ou encore Iranien ou Iraquien ?

Enfin seul l’avenir nous dira. A quand la laïcité dans les pays de l’Islam ?

BE Happy

Is not what most of us are after? Who does not want to be H A P P Y?

La béatitude ou le bonheur c’est bien notre quete?

Thomas d’ Aquin pose la question:

[Qu’est-ce que la béatitude?]

Il faut donc savoir ceci : bien que le désir de tout homme tende à la béatitude, certains ont tenu diverses opinions à son sujet. Plusieurs se sont trompés sur le lieu de la béatitude, d’autres sur sa durée, d’autres sur l’occupation ou l’opération.

En premier lieu, se sont trompés ceux qui ont placé la béatitude en ce monde, comme dans les choses corporelles, les vertus ou les sciences. Isaïe 3, 12 les contredit : Mon peuple, ceux qui te disent bienheureux, ceux-là t’égarent. Cela est juste, car cette opinion va d’abord contre la perfection de la béatitude, puisque, selon le Philosophe, la béatitude est le bien parfait parce qu’elle est la fin ultime. Il est donc nécessaire que le désir s’[y] repose, ce qui ne serait pas le cas s’il restait encore quelque chose à désirer après l’avoir obtenue. Or, en cette vie, la perfection du bien ne peut exister dans les choses du monde, car, en les obtenant, on en désire encore davantage; ni dans les vertus ni dans les sciences, car tout homme doit toujours progresser dans les vertus et dans les sciences, comme le dit le psaume 139[138], 16 : Tes yeux m’ont vu quand j’étais imparfait, etc., et 1 Corinthiens 13, 9 : Nous connaissons seulement en partie.

En second lieu, [cette opinion] va contre la pureté de la béatitude : si, en effet, elle est le bien suprême, elle ne doit être mélangée d’aucun mal, comme le blanc parfait doit être sans mélange de noir. On ne peut donc appeler bienheureux celui qui souffre quelque misère, car on ne peut à la fois être malheureux et heureux. Et on ne trouve personne en cette vie qui ne souffre de quelque misère ou d’incommodités au sujet de biens, d’amis ou de sa personne, lesquelles empêchent leurs actes, leurs vertus, leurs connaissances. Job 14, 1 dit de l’homme qu’il est rempli d’une foule de misères.

En troisième lieu, [cette opinion] va contre la stabilité de la béatitude, car la béatitude n’apaiserait pas le désir si elle n’était pas stable. En effet, plus on aime un bien possédé, plus on s’affligera si on craint de le perdre. Ainsi, selon le Philosophe, on ne peut croire qu’est heureux le caméléon qui change de couleur. Mais il faut que la béatitude soit immuable, ce qui ne peut exister en cette vie, car les choses extérieures et le corps humain sont soumis à diverses circonstances, en sorte que nous pouvons dire par expérience qu’en cette vie il n’y a pas de stabilité. Job 14, 2 : On ne reste jamais dans le même état, et Proverbes 14, 13 : Le deuil remplace la joie extrême. Si tu demandes au psalmiste où se trouve le véritable lieu de la béatitude, il répond : Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison, Seigneur!

À propos de la durée de la béatitude, certains se sont trompés en disant que les âmes séparées de leur corps obtiennent la béatitude; quand, après bien des années, elles reviennent à leur corps et sont soumises aux misères de la vie présente, elles cessent d’être bienheureuses. C’est l’erreur de Platon et de ses sectateurs, dans laquelle est tombé Origène. À ceux-là peut être appliqué ce que dit le livre de la Sagesse 2, 22 : Ils n’ont pas compris l’honneur des âmes saintes, ou encore Matthieu 25, 46 : Ils s’en iront à une peine éternelle, mais les justes à une vie éternelle.

Cette opinion est mauvaise pour trois raisons. D’abord, parce qu’elle contredit le désir naturel. Par nature, en effet, le désir de toute chose est de se conserver dans l’être et dans sa perfection. Mais il faut noter que les choses sans raison ne tendent pas à l’universel et que leur désir ne tend pas à ce que soit conservée leur perfection; mais la nature raisonnable, connaissant l’universel, tend naturellement à conserver sa perfection pour toujours. Ainsi, son désir ne serait pas satisfait, si l’âme ne jouissait pas d’une béatitude perpétuelle, et sa béatitude ne serait pas véritable, puisque les carences de l’avenir ou la prescience du futur seraient ignorées. L’Apôtre parle de ce désir naturel en 2 Corinthiens 5, 2 : En effet, nous gémissons, désireux de revêtir par-dessus l’autre notre habitation céleste.

Ensuite, [cette opinion] est contraire à la perfection de la grâce. En effet, toute chose, naturellement comblée par sa perfection, y persévère de manière immuable. C’est pourquoi la matière première ne reste jamais sous la forme de l’air, car une telle forme ne peut remplir toute la capacité de la matière. Mais l’intellect demeure de façon immuable dans l’assentiment des principes premiers, car c’est par eux qu’il est entièrement comblé par ce qui peut être démontré, et ainsi il y consent de façon immuable. Or, l’âme bienheureuse est totalement comblée par la béatitude; autrement, il ne s’agirait pas d’un bien parfait. Le psaume 16[15], 11 le dit : Ton visage me remplira de joie, etc. Et c’est pour cela qu’il poursuit : Délices éternelles en ta droite jusqu’à la fin. Et parce que la perpétuité découle d’une telle plénitude de grâce, l’Apocalypse3, 12 dit : Parce qu’il a vaincu, j’en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira plus.

En troisième lieu, [cette opinion] s’oppose à l’équité de la divine justice, car l’homme adhère à Dieu par la charité avec le propos de ne jamais s’en écarter. Romains 8, 35 : Qui nous séparera de la charité du Christ? [Dieu] ne rendrait pas pleinement justice à la charité, si [l’homme] était à un moment écarté de [sa] jouissance (fruitio). Ainsi, Jean 6, 37 [dit] : Celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors. Et si on interroge le psalmiste, il répond : Ils te loueront pour les siècles des siècles (Psaume 84[83], 5).

Au sujet de l’occupation des bienheureux et de leur opération, les juifs et les musulmans se trompent, quand ils disent que les hommes sont bienheureux en s’adonnant aux festins, aux beuveries, au commerce avec les femmes. Ce que réprouve Matthieu 22, 30 : À la résurrection, on ne prend ni femme ni mari, etc.Cette opinion est à juste titre repoussée. En effet, elle va d’abord contre le privilège de l’homme, car, si la béatitude consiste dans l’usage de la nourriture ou des facultés sexuelles qu’on trouve aussi chez les autres animaux, il faudrait que la béatitude existe non seulement pour l’homme, mais qu’il y ait des béatitudes pour les animaux, alors que c’est un privilège de l’homme d’être seul capable de béatitude parmi toutes les créatures inférieures, comme le dit le psaume 36[35], 7s : Tu sauveras les hommes et les bêtes, Seigneur, à savoir, pour la santé du corps, mais les fils des hommes espéreront sous l’ombre de tes ailes.

En deuxième lieu, cela va contre la joie de la nature, car la nature supérieure ne peut être rendue bienheureuse par une nature inférieure. Car, si la béatitude de l’homme consistait dans le fait de manger et que l’homme était rendu bienheureux par le fait de manger, alors l’homme deviendrait bienheureux grâce aux aliments qu’il mangerait. Ceux-ci seraient donc plus dignes que l’homme, alors qu’il est placé au-dessus de toutes les natures inférieures. Psaume 8, 7 : Tu as tout mis sous ses pieds.

En troisième lieu, cela s’oppose au zèle de la vertu. En effet, la vertu consiste pour l’homme à s’écarter des plaisirs. Toutes les vertus qui portent sur des plaisirs sont donc nommées à partir de l’opposition à ceux-ci, comme l’abstinence, la tempérance et autres choses du même genre. Mais c’est le contraire pour les vertus qui concernent les choses qui exigent beaucoup d’effort et sont difficiles, comme la force, la magnanimité et les choses de ce genre. Si la béatitude de l’homme consistait dans les plaisirs de la chair, la vertu, qui est le chemin de la béatitude, n’écarterait pas des plaisirs, comme cela arrive à ceux dont parle Philippiens 3, 19 : Leur Dieu, c’est leur ventre! Si tu interroges le psalmiste sur l’occupation et l’opération des bienheureux, il te répondra : Ils le loueront (Psaume 84[83], 5).

[Comment parvient-on à la béatitude?]

Il reste encore à voir comment parvenir à cette béatitude.

Il faut savoir qu’il existe trois béatitudes. La première est mondaine : elle consiste dans l’abondance et la jouissance des biens de ce monde. Psaume 144[143], 15 : Ils ont déclaré heureux le peuple où il en est ainsi. Cette béatitude consiste d’abord dans les honneurs, les richesses, les plaisirs, car, comme on le dit en 1 Jean 2, 16 : Tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, etc. Sous le terme d’honneur, on comprend la dignité et la renommée, en sorte que ces trois choses incluent les cinq en lesquelles, selon Boèce, consiste le bonheur terrestre. Les ambitieux s’efforcent d’arriver à la dignité par le l’orgueil et l’argent, car il est écrit dans Siracide 10, 19 : Toutes choses obéissent à l’argent, et dans Proverbes 19, 6 : Beaucoup honorent la personne du riche. Le Seigneur, quant à lui, enseigne de parvenir à la dignité par le chemin contraire, à savoir, par la pauvreté et l’humilité, car, ainsi qu’il est dit en Luc 1, 52 : Il a renversé les puissants de leur trône, et en Matthieu 5, 3 : Heureux les pauvres en esprit, etc. Il est question de «royaume», car cela est précieux parmi les honneurs. Cette béatitude convient principalement au Christ, car, alors que les anciens pères jouissaient des richesses, il fut le premier à annoncer et à enseigner cette béatitude. 2 Corinthiens 8, 9 : Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus, le Christ. Matthieu 19, 21 : Si tu veux être parfait, va, vends [ce que tu possèdes], etc.

Les hommes de ce monde obtiennent souvent les richesses au moyen de querelles, de combats ou, à tout le moins, de luttes dans des procès. Jacques 4, 2 [dit] : Vous bataillez et vous faites la guerre. Mais Dieu enseigne une voie contraire, celle de la douceur qui n’irrite pas et n’est pas irritée. Et cela n’est pas étonnant, car, comme il est dit dans Proverbes 3, 34 : Le royaume sera donné aux doux. C’est pourquoi [le Seigneur] dit dans Matthieu 5, 4 : Heureux les doux! Cette béatitude convient aux martyrs, qui ne se sont pas irrités contre leurs persécuteurs, mais ont plutôt prié pour eux. 1 Corinthiens 4, 12 : Maudits, nous bénissons. Ainsi, c’est d’eux qu’il est dit : On n’entend ni murmure ni plainte dans leur bouche[8].

Les hommes s’efforcent de parvenir aux plaisirs par divers moyens, comme le dit Job 21, 12 : Ils jouent du tambourin. Mais le Seigneur enseigne, au contraire, une voie opposée, à savoir, celle des pleurs : Heureux ceux qui pleurent, etc. (Matthieu 5, 5). Il est dit aussi dans le livre de Tobie 2, 6 : Tout s’est changé en lamentation et en douleur, etc. Cette béatitude convient aux confesseurs qui ont mené leur vie en ce monde parmi bien des gémissements et des larmes, selon ce passage de Lamentations 1, 22 : Nombreux sont nos gémissements.

La seconde béatitude est politique : elle consiste en ce qu’on se gouverne bien dans ses actions grâce à la vertu de prudence, et elle est au mieux lorsqu’elle gouverne non seulement soi-même, mais aussi la cité et le royaume. Voilà pourquoi cette béatitude convient surtout aux rois et aux princes. Il est dit d’elle en Job 29, 11 : L’oreille qui m’entend me rend bienheureux. Mais il faut savoir la différence entre un roi et un tyran, car le roi cherche, par son gouvernement, le bien de son peuple, et son propos ne s’écarte pas de sa sagesse. Proverbes 8, 15 [dit] : C’est par moi que gouvernent les rois. Le tyran, au contraire, entend s’écarter de l’ordre de la sagesse divine, car il cherche plutôt à combler ses désirs afin de faire ce qu’il veut, et il entend y parvenir par sa rapacité, en dépouillant injustement les autres. Ainsi, il est écrit dans Proverbes 28, 15 : Un lion rugissant, un ours affamé : tel est le chef impie pour un peuple faible. Mais le Seigneur enseigne, au contraire, la justice, quand il dit : Heureux ceux qui ont faim et soif de justice (Matthieu 5, 6). C’est aussi ce qui est dit dans le livre des Proverbes 13, 25 : Le juste mange et est rassasié. Cette béatitude convient aux anciens pères qui avaient le plus grand désir de la parfaite justice du Christ. Isaïe 63, 19 : Puisses-tu déchirer les cieux! Ensuite, le tyran recherche l’impunité pour les maux qu’il accomplit, et il s’efforce de l’obtenir par la cruauté, de sorte qu’il soit tellement craint que personne ne s’oppose à lui. Il est question d’eux dans le psaume 79[78], 2 : Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs en pâture aux oiseaux du ciel. Mais le Seigneur enseigne le chemin inverse pour gagner la voie de la miséricorde : Heureux les miséricordieux, etc. (Matthieu 5, 7). Matthieu 6, 15 : Si vous ne remettez pas aux hommes leurs péchés, etc. Cette béatitude convient aux anges qui sont miséricordieux pour nous sans passion et nous secourent dans nos misères. Isaïe 33, 7 : Les anges de paix pleurent amèrement.

La troisième béatitude est contemplative : c’est surtout celle de ceux qui tendent à acquérir la vérité, et par-dessus tout la vérité divine. Siracide 14, 20 : Heureux l’homme qui demeurera dans la sagesse!

Cette béatitude, les philosophes se sont efforcés de l’obtenir par deux moyens, eux qui avaient deux buts, à savoir, connaître la vérité et acquérir l’autorité. Ils se sont efforcés de connaître la vérité par la pratique de l’étude. Mais Dieu enseigne une voie plus rapide, la pureté du cœur : Heureux les cœurs purs, etc. (Matthieu 5, 8), et Sagesse 1, 4 : La sagesse n’entrera pas dans une âme malveillante et n’y habitera pas, etc. Cette béatitude convient surtout aux vierges qui ont gardé intacte la pureté de leur esprit et de leur corps.

Mais les philosophes ont voulu acquérir l’autorité en s’engageant dans les disputes controversées. Mais, comme le dit 1 Corinthiens 11, 16 : Si quelqu’un parmi vous cherche à ergoter… C’est pourquoi le Seigneur enseigne qu’on arrive à l’autorité divine par la paix, de sorte qu’un homme soit considéré en autorité par les autres, selon [ce qui est dit] dans Exode 7, 1 : Je te fais chef pour Pharaon. C’est ainsi qu’il est dit : Heureux les pacifiques! (Matthieu 5, 9). Cette béatitude convient surtout aux apôtres dont il est dit en 2 Corinthiens 5, 19 : Il a mis en nous une parole de réconciliation, etc. Quant à ce qui est dit : Heureux ceux qui souffrent persécution, etc. (Matthieu 5, 10), il ne s’agit pas d’une autre béatitude, mais elle renforce les précédentes, car on ne peut être ferme dans la pauvreté, la douceur et dans le reste si, dans les persécutions, on s’en écarte. C’est pourquoi toutes les récompenses qui précèdent sont dues à cette béatitude, et on revient au commencement : Car le royaume des cieux est à eux (Matthieu 5, 3; 5, 10). Et on doit comprendre de la même manière : Car ils posséderont la terre (Matthieu 5, 4), et ainsi de suite pour le reste.

La béatitude des saints a donc quelque chose de toutes les [béatitudes] précédentes selon qu’elle possède tout ce qu’on y trouve de louable. De la béatitude mondaine, elle possède la riche demeure : Heureux ceux qui habitent dans ta maison (Psaume 84[83], 5). C’est la maison de gloire dont parle le psaume 27[26], 4 : J’ai demandé une chose au Seigneur, etc. Dans cette maison, on obtient tout ce qu’on désire. Psaume 65[64], 5 : Nous serons rassasiés de biens dans ta maison. Apocalypse 5, 10 : Tu as fait de nous pour notre Dieu un royaume et des prêtres. Là se trouveront des richesses qui apportent la satiété. Psaume 26[25], 8 : La gloire et les richesses sont dans ta maison. Là se trouveront les délices qui renouvellent l’homme en son entier. Psaume 36[35], 9 : Ils s’enivreront de la graisse de ta maison, etc. De la béatitude politique, les saints possèdent la perpétuité, car le dirigeant de la cité doit s’efforcer de préserver pour toujours le bien de la cité, comme il est dit : Dans les siècles des siècles (Psaume 83, 5). Cette perpétuité provient de trois réalités : d’abord, du partage des biens : Je me rassasierai à l’apparition de ta gloire (Psaume 17[16], 15); ensuite, du rejet du dégoût, car, bien qu’on ait été rassasié, on aura toujours faim. Siracide 24, 21 : Ceux qui me mangent auront encore faim. Enfin, de l’immunité de toutes sortes de maux et de misères. Apocalypse 7, 16 : Jamais plus ils ne souffriront de la faim et de la soif. De la béatitude contemplative, les saints posséderont une certaine familiarité avec les choses de Dieu, car la béatitude contemplative consiste surtout dans la contemplation. C’est pourquoi on dit : Ils te loueront (Psaume 84[83], 5). En effet, ils verront Dieu sans intermédiaire et clairement : Nous le voyons maintenant comme dans un miroir, etc. (1 Corinthiens 13, 12), et ils l’aimeront sans cesse comme des fils, car, selon les Grecs, «fils» dérive d’amour[9]. 1 Jean 3, 1 : Voyez quel amour le Père nous a donné pour que nous soyons appelés fils de Dieu, et nous le sommes, et comme de bons fils, ils l’honoreront par la louange. Isaïe 35, 10 : Ils obtiendront joie et allégresse, etc. Le psaume ne parle que de cela, à partir de quoi le reste se comprend, car ce qui est loué est connu et aimé. C’est pourquoi Augustin [dit], La cité de Dieu, XX : «Cette fonction, cet amour, cet acte est pour tous comme la vie de l’éternité.»

Que le Fils nous y conduise, etc.

Arsene

This complete text of The Extraordinary Adventures of Arsene Lupin, Gentleman-Burglar by Maurice Leblanc is in the public domain.

I think that this is an opportunity for branding.

Arsene Lupin would now have been invented out of the imagination of Maurice Leblanc a hundred years ago. I cannot imagine the number of persons and the numbers of hours spent to read the stories of Arsene Lupin, neither can I think of the hours spent watching the movies and TV series.

Would you use the brand Arsene? Could we have Arsene T shirts or Lupin menswear? There might well be an opportunity to catch!

Thomas d’Aquin

Hier était le jour ou l’Eglise fête un grand maitre : Saint Thomas d’Aquin.

Qui était Saint Thomas d’Aquin et pourquoi jouit il d’une réputation  8 siècles après sa mort? Mon grand admirateur, philosophe contemporain, Andre Comte-Sponville, que j’ai eu l’occasion de voir a l’œuvre dans ses exposés, soit en personne à Paris ou en vidéo, ne cesse de citer Saint Thomas ou Saint Augustin à tour de bras. Déjà en classe de primaire, mon maitre Monsieur Laval nous racontait des histoires de ses fameux saints.

Profitant du jour de sa fête, je me suis mis à rechercher les écrits sur Thomas d’Aquin. J’ai trouvé un filon des plus intéressants, qui me sauvera quelques roupies d’achat des livres. Depuis hier je m’attèle a lire Saint Thomas à petite dose. Première trouvaille : un sujet qui m’est cher « be happy » la béatitude !

Saint Thomas d’Aquin
Frère prêcheur, docteur de l’Eglise
(1225-1274)

Né dans une noble famille napolitaine, élevé à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit cependant, à 19 ans, d’entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce n’est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L’ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n’avait pas bonne presse dans l’aristocratie. Au bout d’un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l’envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l’intelligence de l’homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas retient la leçon. Devenu professeur, il s’attelle à un gigantesque travail pour la mettre en oeuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu’il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la “Somme Théologique”. Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des Papes. Mais c’est l’étude qui a toute sa faveur : à la possession de “Paris la grande ville”, il dit préférer “le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l’évangile de saint Matthieu. Il meurt sur la route qui le conduisait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, dans l’abbaye cistercienne de Fossanuova. On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps au couvent des dominicains de Toulouse, les Jacobins, en 1369.

Il est le Saint Patron de l’Enseignement Catholique.

Yes We can

I am inspired by an article written by Dick Mc Cann, an australian business coach, who like the President Obama proclaims “Yes We can”. Yes, we need the optimism to move out of today’s zone of turbulence, where and every day the media keeps reminding us of the gloom. I see this very morning a very bright sunshine through my window and breathe the fresh air and look forward to a wonderful day. I rather listen to my inner voice that peps me than the news on the Radio. Yes I am making my day. I wish that the optimism with the firm belief that I have the capacity and  the will to move ahead is more spread in the Mauritian population.

Where does “Yes We can” come from?

Mc Cann writes:

The Linking Leader Model identifies six People Linking Skills, five Task Linking Skills and two Leadership Linking Skills. Successful managers need to be good at the People Linking Skills and Task Linking Skills but it’s the two Leadership Linking Skills that make the difference between a manager and a leader. Let’s look at one of them – Motivation.

For most people, individual jobs need to be connected to a larger purpose or achievement to be genuinely motivating. Motivation is all about engaging people in an endeavor that will inspire their commitment and energy consistently over a longer period and cause them to put extra effort into the challenges that lie before them. We can break down the skill of Motivation into six measurable elements:

1. Articulates a compelling vision of the team’s future

2. Focuses unwaveringly on clear goals

3. Is someone team members want to follow

4. Can make others feel optimistic about the future

5. Inspires team members to perform

6. Takes a stand on controversial issues affecting the team

Effective leaders articulate a compelling vision of the team’s future (item 1). If people are to give of their best they need to have a clear picture of what lies ahead. In addition they need to be persuaded that this vision is worth pursuing and it’s here that the linking leader has a real chance to motivate the team. Along with the vision there needs to be a set of clear goals that act as beacons to follow (item 2). A leader who focuses unwaveringly on these goals will inspire team members to give of their best. Nothing demotivates people more than when the goals are constantly changing.

To articulate a compelling vision for the team a leader must believe in the value of their aims and are willing to explain and defend them, even in the face of a challenge. A vision of this kind can’t be contrived. It is rooted in a person’s sincerely held belief about the intrinsic value of their end goal and is fired by a genuine desire to achieve it. It is this that brings the vision to life for them and others. Most commentators on the USA Presidential Elections would give Barack Obama a good rating on how he presented a compelling vision of America’s future and the voters have certainly indicated that he is someone they want to follow (item 3).

The importance of optimism (item 4) to the human race is shown by Martin Seligman’s work (Seligman, 1991) in analyzing USA political speeches using his CAVE technique – Content Analysis of Verbatim Explanations – where he analyzed the nomination acceptance speeches of candidates for the American Presidential Elections. In the 22 Presidential Elections from 1900 to 1984, Americans chose the more optimistic-sounding candidate 18 times. In all elections in which an underdog pulled off an upset, he was the more optimistic candidate. The exceptions were three elections contested by Franklin D. Roosevelt and the Humphrey-Nixon election of 1968. Roosevelt’s proven ability in a crisis and the impact of the Chicago riots at the time of Humphrey’s speech seemed to have more than negated the opposition candidate’s more optimistic speech. It seems that people want to hear about rosy futures and will support someone who helps create a sense of hope, optimism and wellbeing within an individual.

In the classic book, Pollyanna, by Eleanor Porter, we can see how someone with a focus on opportunities can affect those with a negative view of life. Pollyanna’s positive attitude helps Aunt Polly, Mrs Snow and Mr Pendleton see the world in a new light and the book is a tonic for anyone who feels at all depressed.

Pollyanna’s behavior is often described as a naïve form of optimism. She believes that things will always turn out for the best and that no matter what happens, there is always something to be glad about. There are never any obstacles, only opportunities!

Pollyanna would cope with any misfortune by playing the ‘Glad’ game. She teaches her game to several characters in the book who have a decided tendency towards seeing the obstacles. It lifts their spirits enormously and has a major effect on their lives. Pollyanna’s attitude to life has led to the coining of the psychological term known as ‘Pollyanna-ism’. Pollyanna accepts anything that happens to her by reflecting that things could always have been worse.

This noble view of the world is not always an asset in managing a business or running a country. The reality of the business and political world is often summarized, tongue-in-cheek, by Murphy’s Law, ‘If anything can go wrong, it will‘. Therefore it’s important not to sit back, accept what happens and continue to paint a rosy picture of the future. It’s essential to identify all the obstacles that might occur and have an alternative plan of action to implement, should things go wrong.

So it’s easy to say, ‘Yes we can.’ This is the compelling vision that people want to hear. But in a few years will we be able to say, ‘Yes we have,’ or will the President-Elect of the United States of America follow the path of the overwhelming majority of nation leaders whose political career ends in failure?

Xin Nian Kuai Le

We  have greeted the Chinese New Year of the OX today.

It is another opportunity to wish all of you a happy and prosperous year.

The Chinese Zodiac is a 12-year cycle. Each year of the 12-year cycle is named after one of the original 12 animals. Each animal has a different personality and different characteristics. The animal is believed to be the main factor in each person’s life that gives them their traits, success and happiness in their lifetime.

The ancient Chinese astronomers called the 5 major planets by the names of the elements they were associated with: the dragon is the rat’s servent.

NOTE: These are listed in order of the elements and the animals associated with them, not the actual order of the planets from nearest to farthest the sun. In some texts, Wood is placed before Metal.

This year is the start of the Earth OX.

We are really at the very end of the cycle of the five elements and that of 12 animals Zodiac. Will we be propulsed into a new era? It it the begining of a new world?

St Francois de Sales

François de Sales (1567–1622), né au château de Sales près de Thorens-Glières (ville du duché de Savoie ; et aujourd’hui commune du département de Haute-Savoie), est un saint et docteur de l’Église catholique. Issu d’une famille aristocratique, il choisit le chemin de la foi et devint l’un des théologiens les plus considérés au sein du christianisme. Ce grand prêcheur accéda au siège d’évêque de Genève et il fonda l’ordre religieux de la Visitation. Il exerça une influence marquante au sein de sa religion mais également envers les détenteurs du pouvoir temporel que furent, entre autres, le roi de France ou le duc de Savoie. Consacrant sa vie à Dieu, il renonça à tous ses titres de noblesse. Homme d’écriture, il laissa une somme importante d’ouvrages, témoignage de sa vision de la vie. Il est considéré par l’Église catholique comme étant le saint patron des journalistes et des écrivains, et cela en raison de son usage précoce du progrès que constituait l’avènement de l’imprimerie. Ses publications imprimées comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.

Aujourd’hui l’Eglise fête Francois de Sales. J’ai parcouru son livre : ‘introduction a la vie dévote’ que j’ai trouvé intéressant et qui est encore aujourd’hui le livre d’étude des nombreux chrétiens. Je serai heureux de vous envoyer un exemplaire e –copie sur demande.

C’est au cours de l’année 1609 qu’il écrivit son Å“uvre la plus connue, Introduction à la vie dévote. Au début, François de Sales écrivit de nombreux conseils à sa cousine madame de Charmoisy qui voulait apprendre à être dévote, et connaître une vie de prière. Pendant deux années, François de Sales entreprit donc une correspondance avec sa cousine, lui prodiguant des conseils spirituels. Or celle-ci faisait lire les lettres de François de Sales autour d’elle, jusqu’à ce qu’un jésuite lui demanda de les publier. François de Sales accepta donc de reprendre les lettres et de les publier après quelques retouches, sous le titre d’Introduction à la vie dévote. Le langage et le style utilisé pour cet ouvrage était très simple pour l’époque, sans citations latines ni grecques ; proposant des conseils de prières aux hommes et aux femmes, il permettait une lecture beaucoup large que les traités spirituels de l’époque.

Il se divise en cinq parties, la première partie enseigne comment passer du désir de Dieu à sa réalisation ; la deuxième partie cherche à apprendre la perfection ; la troisième partie est consacrée à la pratique des vertus ; la quatrième partie indique les obstacles à la prière ; et la dernière considère la façon de renouveler la ferveur du dévot.

Ce livre eut très vite un énorme succès, il fut ainsi réimprimé plus de quarante fois du vivant de François de Sales. Le roi Henri IV lui même le lut et sa femme en offrit un exemplaire orné de diamants, au roi d’Angleterre.[

Managing Crises

I have been reading Ian I Mirtroff and Gus Anagos on managing crisis which is a worthwhile reading in this current Economic crisis. I have captured some salient points which I am storing for memory.

What Is a Major Crisis?

It’s not possible to give a precise and general definition

of a crisis, just as it’s not possible to predict

with exact certainty when a crisis will occur, how it

will occur and why.

We can, however, propose a guiding definition of a

major crisis. First, a major crisis affects, or has the

potential to affect the whole of an organization. If it is

an event that will affect only a small, isolated part of

the organization, it may not be a major crisis.

A major crisis will also exact a major toll on human

lives, property, financial earnings and the reputation

and/or general health and well-being of the organization.

Often these effects occur simultaneously. As a

result, a major crisis cannot be completely contained

within the organization’s boundaries.

And some major crises, such as the one suffered

by Barron’s Bank several years ago, will actually

destroy the organization.

The Systemic Nature

of Crisis Management

A complex system involves a number of intertwined

parts working together. The separate parts of the system

cannot exist nor function in isolation from one

another. For instance, you can’t remove the heart or

lungs from a human body and have the human body

survive. Also, because systems are so tightly interconnected,

one event in one part of the system can

have system-wide effects.

These characteristics of complex systems are

reflected in modern society. We are much more interconnected

than before. The impact of one event in our

society will have much wider implications than in the

past.

For example, 60 years ago, the impact of humancaused

crises, such as a mine disaster or an explosion,

would have been limited to one particular community

or region. Today, crises can impact vast areas

of the globe in little time. A rogue trader in the Far

East, as was recently shown, can bring down one of

the oldest blue-chip banks in the world. Or a nuclear

disaster such as Chernobyl can threaten the health of

people on two continents.

As a result, crisis management must always include

the big picture. For example, ask yourself: “How can I

temper how a crisis in one area of the company will

impact the entire company?” “How can I prevent one

crisis from causing another crisis or a chain of

crises?”

The systemic nature of crisis management also

means that it must be integrated with other important

organizational programs in your company, such as

quality assurance, strategic planning, environmentalism

or issues management. Crisis management

should never be viewed as another separate, standalone

program.

Risk Analysis vs.

Crisis Management

Author Ian Mitroff strongly counsels against traditional

risk analysis for companies. The reason: Risk

analysis mainly selects crises with which the company

or the company’s industry is familiar. One of the

fundamental steps for traditional risk analysis is to

construct models of the probability of occurrence of

past crises. These models will give a higher ranking

to certain types of crises based on how likely they are

to occur. Conversely, the models give low rankings to

crises that are least likely to occur.

However, it is precisely those crises that have never

occurred before that must be anticipated. Yet, using

traditional risk analyses, companies will not prepare

for a crisis until it happens — at which point, of

course, the unprepared company can be significantly

damaged

. Four Types of Signals

Signals can be differentiated along two dimensions.

The first dimension relates to the source of the signal.

In this dimension, signals can either originate from

inside or outside the organization.

The second relates to the kind of signal. Signals

can be either technical (recorded by remote sensing

devices), or noticed by people.

If you put these two dimensions together, you have

four types of signals that apply to every company:

1. Internal technical signals, such as monitoring

devices for hazardous operations.

2. Internal people signals, for example, people

working in a plant.

3. External technical signals, such as monitoring

of plant emissions carried out by environmental

activist groups.

4. External people signals, including members of

surrounding communities who may literally “smell”

that something is wrong.

Needed: One Champion

For an organization to successfully instill a crisis

management program, it must find an organizational

champion to lead the way. This champion should be

a leader who has championed other system-wide

programs. He or she must be able to see the big picture

and make the connections between the various

parts of the organization. The champion also needs

to understand and be able to explain to top executives

how a major crisis will derail the major business

objectives of the company.

Crisis Management: An

Exercise in Creative Thinking

Crisis management requires individuals and companies

to think about the unthinkable. It is, in other words,

an exercise in creative thinking. Creative thinking is

especially important in preventing a crisis from escalating

into a worse situation..

My NLP training refers me to the ‘what if” frame….

President OBAMA The Transformer

Today will be remembered as the day of the first non white President of the United States. To reach this day after the session battles between the northern and the states of the southern belt, the discrimination the non whites, Asians and other non whites have suffered for decades is telling and is definitely a change that is a landmark in the history of the world.

Yet it takes longer for a deeper change of mentality. To wipe off the history of decades just by signing in a non white President is no easy task. There is hope for an improvement in racist behaviours yet there is still a long way to go. The question is not the signing in of a non white President, it is more accepting that the President of America can be a non white. The nomination of a person whatever his race or creed may be voted in to lead the most influential, most powerful nation.

Let us pray for Obama and believe that he would perform to the best of his capability.

Here is a wonderful summary (from the NY Times) of a book describing Obama charisma for transformation:

January 19, 2009

Books

From Books, New President Found Voice

By MICHIKO KAKUTANI

WASHINGTON — In college, as he was getting involved in protests against the apartheid government in South Africa, Barack Obama noticed, he has written, “that people had begun to listen to my opinions.” Words, the young Mr. Obama realized, had the power “to transform”: “with the right words everything could change -— South Africa, the lives of ghetto kids just a few miles away, my own tenuous place in the world.”

Much has been made of Mr. Obama’s eloquence — his ability to use words in his speeches to persuade and uplift and inspire. But his appreciation of the magic of language and his ardent love of reading have not only endowed him with a rare ability to communicate his ideas to millions of Americans while contextualizing complex ideas about race and religion, they have also shaped his sense of who he is and his apprehension of the world.

Mr. Obama’s first book, “Dreams From My Father” (which surely stands as the most evocative, lyrical and candid autobiography written by a future president), suggests that throughout his life he has turned to books as a way of acquiring insights and information from others — as a means of breaking out of the bubble of self-hood and, more recently, the bubble of power and fame. He recalls that he read James Baldwin, Ralph Ellison, Langston Hughes, Richard Wright and W. E. B. Du Bois when he was an adolescent in an effort to come to terms with his racial identity and that later, during an ascetic phase in college, he immersed himself in the works of thinkers like Nietzsche and St. Augustine in a spiritual-intellectual search to figure out what he truly believed.

As a boy growing up in Indonesia, Mr. Obama learned about the American civil rights movement through books his mother gave him. Later, as a fledgling community organizer in Chicago, he found inspiration in “Parting the Waters,” the first installment of Taylor Branch’s multivolume biography of the Rev. Dr. Martin Luther King Jr.

More recently, books have supplied Mr. Obama with some concrete ideas about governance: it’s been widely reported that “Team of Rivals,” Doris Kearns Goodwin’s book about Abraham Lincoln’s decision to include former opponents in his cabinet, informed Mr. Obama’s decision to name his chief Democratic rival, Hillary Rodham Clinton, as Secretary of State. In other cases, books about F. D. R.’s first hundred days in office and Steve Coll’s “Ghost Wars,“ about Afghanistan and the C.I.A., have provided useful background material on some of the myriad challenges Mr. Obama will face upon taking office.

Mr. Obama tends to take a magpie approach to reading — ruminating upon writers’ ideas and picking and choosing those that flesh out his vision of the world or open promising new avenues of inquiry.

His predecessor, George W. Bush, in contrast, tended to race through books in competitions with Karl Rove (who recently boasted that he beat the president by reading 110 books to Mr. Bush’s 95 in 2006), or passionately embrace an author’s thesis as an idée fixe. Mr. Bush and many of his aides favored prescriptive books — Natan Sharansky’s “Case for Democracy,” which pressed the case for promoting democracy around the world, say, or Eliot A. Cohen’s “Supreme Command,” which argued that political strategy should drive military strategy. Mr. Obama, on the other hand, has tended to look to non-ideological histories and philosophical works that address complex problems without any easy solutions, like Reinhold Niebuhr’s writings, which emphasize the ambivalent nature of human beings and the dangers of willful innocence and infallibility.

What’s more, Mr. Obama’s love of fiction and poetry — Shakespeare’s plays, Herman Melville’s “Moby-Dick” and Marilynne Robinson‘s “Gilead“ are mentioned on his Facebook page, along with the Bible, Lincoln’s collected writings and Emerson’s “Self Reliance“ — has not only given him a heightened awareness of language. It has also imbued him with a tragic sense of history and a sense of the ambiguities of the human condition quite unlike the Manichean view of the world so often invoked by Mr. Bush.

Mr. Obama has said that he wrote “very bad poetry” in college and his biographer David Mendell suggests that he once “harbored some thoughts of writing fiction as an avocation.” For that matter, “Dreams From My Father” evinces an instinctive storytelling talent (which would later serve the author well on the campaign trail) and that odd combination of empathy and detachment gifted novelists possess. In that memoir, Mr. Obama seamlessly managed to convey points of view different from his own (a harbinger, perhaps, of his promises to bridge partisan divides and his ability to channel voters’ hopes and dreams) while conjuring the many places he lived during his peripatetic childhood. He is at once the solitary outsider who learns to stop pressing his nose to the glass and the coolly omniscient observer providing us with a choral view of his past.

As Baldwin once observed, language is both “a political instrument, means, and proof of power,” and “the most vivid and crucial key to identity: it reveals the private identity, and connects one with, or divorces one from, the larger, public, or communal identity.”

For Mr. Obama, whose improbable life story many voters regard as the embodiment of the American Dream, identity and the relationship between the personal and the public remain crucial issues. Indeed, “Dreams From My Father,” written before he entered politics, was both a searching bildungsroman and an autobiographical quest to understand his roots — a quest in which he cast himself as both a Telemachus in search of his father and an Odysseus in search of a home.

Like “Dreams From My Father,” many of the novels Mr. Obama reportedly admires deal with the question of identity: Toni Morrison’s “Song of Solomon” concerns a man’s efforts to discover his origins and come to terms with his roots; Doris Lessing’s “Golden Notebook” recounts a woman’s struggles to articulate her own sense of self; and Ellison’s “Invisible Man” grapples with the difficulty of self-definition in a race-conscious America and the possibility of transcendence. The poems of Elizabeth Alexander, whom Mr. Obama chose as his inaugural poet, probe the intersection between the private and the political, time present and time past, while the verse of Derek Walcott (a copy of whose collected poems was recently glimpsed in Mr. Obama’s hands) explores what it means to be a “divided child,” caught on the margins of different cultures, dislocated and rootless perhaps, but free to invent a new self.

This notion of self-creation is a deeply American one — a founding principle of this country, and a trope addressed by such classic works as “The Great Gatsby” — and it seems to exert a strong hold on Mr. Obama’s imagination.

In a 2005 essay in Time magazine, he wrote of the humble beginnings that he and Lincoln shared, adding that the 16th president reminded him of “a larger, fundamental element of American life — the enduring belief that we can constantly remake ourselves to fit our larger dreams.”

Though some critics have taken Mr. Obama to task for self-consciously italicizing parallels between himself and Lincoln, there are in fact a host of uncanny correspondences between these two former Illinois state legislators who had short stints in Congress under their belts before coming to national prominence with speeches showcasing their eloquence: two cool, self-contained men, who managed to stay calm and graceful under pressure; two stoics embracing the virtues of moderation and balance; two relatively new politicians who were initially criticized for their lack of experience and for questioning an invasion of a country that, in Lincoln’s words, was “in no way molesting, or menacing the U.S.”

As Fred Kaplan’s illuminating new biography (“Lincoln: The Biography of a Writer”) makes clear, Lincoln, like Mr. Obama, was a lifelong lover of books, indelibly shaped by his reading — most notably, in his case, the Bible and Shakespeare — which honed his poetic sense of language and his philosophical view of the world. Both men employ a densely allusive prose, richly embedded with the fruit of their reading, and both use language as a tool by which to explore and define themselves. Eventually in Lincoln’s case, Mr. Kaplan notes, “the tool, the toolmaker, and the tool user became inseparably one. He became what his language made him.”

The incandescent power of Lincoln’s language, its resonance and rhythmic cadences, as well as his ability to shift gears between the magisterial and the down-to-earth, has been a model for Mr. Obama — who has said he frequently rereads Lincoln for inspiration — and so, too, have been the uses to which Lincoln put his superior language skills: to goad Americans to complete the unfinished work of the founders, and to galvanize a nation reeling from hard times with a new vision of reconciliation and hope.