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Mt 24,37-44.
L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche.
Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous
engloutis : tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme.
Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé.
Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre laissée.
Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Pierre de Blois (vers 1130-1211), archidiacre en Angleterre nous parle des trois avènements du Christ : Il y a trois avènements du Seigneur, le premier dans la chair, le second dans l’âme, le troisième par le jugement. Le premier a eu lieu au milieu de la nuit, suivant ces paroles de l’évangile : « Au milieu de la nuit un cri s’est fait entendre : voici l’Époux ! » (Mt 25,6) Et ce premier avènement est déjà passé, car le Christ a été vu sur la terre et a conversé avec les hommes (Ba 3,38).
Nous sommes maintenant dans le second avènement, pourvu toutefois que nous soyons tels qu’il puisse venir ainsi à nous, car il a dit que si nous l’aimons, il viendra à nous et fera sa demeure en nous (Jn 14,23). Ce second avènement est donc pour nous une chose mêlée d’incertitude, car quel autre que l’Esprit de Dieu connaît ceux qui sont à Dieu (1Co 2,11) ? Ceux que le désir des choses célestes ravit hors d’eux-mêmes savent bien quand il vient ; cependant, ils « ne savent pas d’où il vient ni où il va » (Jn 3,8).
Quant au troisième avènement, il est très certain qu’il aura lieu,
très incertain quand il aura lieu, puisque rien n’est plus certain que la
mort et rien de plus incertain que le jour de la mort. « Au moment où l’on parlera de paix et de sécurité, c’est alors que la mort apparaîtra soudain, comme les douleurs de l’enfantement au sein de la femme, et nul ne pourra fuir » (1Th 5,3). Le premier avènement a été donc humble et caché, le second est mystérieux et plein d’amour, le troisième sera éclatant et terrible. Dans son premier avènement, le Christ a été jugé par les hommes avec injustice ; dans le second, il nous rend justice par sa grâce ; dans le dernier, il jugera toutes choses avec équité — Agneau dans le premier avènement, Lion dans le dernier, Ami plein de tendresse dans le second.
C’est bien le troisième avènement que l’Evangile de ce matin me pointe le doigt. Si je vis comme « Les gens (qui) ne se sont doutés de rien », le premier avènement du fils de l’homme aurait été vain. Jésus me recommande la vigilance pour l’heure de son avènement mais mieux encore c’est dans la mesure que je œuvre continuellement vers ma destiné dans mon quotidien que je serai épargné. « Deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin : l’une est prise, l’autre laissée. »
Merci Seigneur de m’avoir averti et de me mettre dans cette conscience. Je te demande de me donner la grâce d’être toujours prêt à Ton troisième avènement et de garder le cap vers mon retour vers Toi, qui est mon ultime destination. Augmente en moi jour après jour le désir et en temps opportun, d’être reçu par Toi, mon créateur. Comme le désir pourrait être motivé par le manque : fait Seigneur que mon manque de Toi soit encore plus grand.
Lc 23,35-43.
On venait de crucifier Jésus et le peuple restait là à regarder. Les chefs
ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le
Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de
Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu
seras dans le Paradis. »
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L’Eglise place la fête du Christ Roi dans le dernier dimanche du calendrier liturgique. Je suis sur que l’intention de l’Eglise est de conclure d’année par le plus important événement : Le Christ Roi étant l’objet principal de notre foi chrétienne. En bref, c’est ce que j’ai retenu de ma messe de ce matin.
Je note par contre que l’Evangile du Christ Roi et combiné avec le récit du bon larron. Je conçois donc le Christ Roi continue sa mission de sauver les âmes qui désirent comme Il l’a fait sur la croix.
Je vous livre les écrits de Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d’Antioche puis de Constantinople, docteur de l’Église.
« Une inscription était placée au-dessus de sa tête : ‘ Celui-ci est le roi.» « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne ». Le larron n’a pas osé faire cette prière avant d’avoir déposé par son aveu le fardeau de ses péchés. Tu vois, chrétien, quelle est la puissance de la confession. Il a avoué ses péchés et le paradis s’est ouvert ; il a avoué ses péchés et il a eu assez d’assurance pour demander le Royaume après ses brigandages…
Tu veux connaître le Royaume ? Que vois-tu donc ici qui y ressemble ? Tu as sous les yeux les clous et une croix, mais cette croix même, disait Jésus, est bien le signe du Royaume. Et moi, en le voyant sur la croix, je le proclame roi. Ne revient-il pas à un roi de mourir pour ses sujets ? Lui-même l’a dit : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11). C’est également vrai pour un bon roi ; lui aussi donne sa vie pour ses sujets. Je le proclamerai donc roi à cause du don qu’il a fait de sa vie : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume. »
Seigneur, en ce jour ou l’Eglise célèbre Ta royauté, j’avoue ma condition de pécheur, mes fautes, mes faiblesses et implore le pardon : donne moi de partager ton éternel bonheur.
Lc 21,5-19.
Certains parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le
signe que cela va se réaliser ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel.
Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l’occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.
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Quand j’ai confiance dans le Seigneur Dieu Jésus, je ne devrai pas être effrayé. Il saura me guider toujours et partout. Il me tient par la main et guide mes pas. L’annonce des temps difficiles, au lieu d’être un temps d’éloignement, ou je chercherai avant tout ma sécurité, le Seigneur dans ce texte, fait appel au maintien de confiance en Lui et sollicite ma persévérance. Tenir bon dans ses moments là me semble difficile. Malheur à moi, de ne pas tenir bon, car je suis averti. Comme IL est bon, Il saura me donner en temps voulu la persévérance qu’il faudra, faut il que je sois demandeur ? Faut il que j ai pris l’habitude par ma prière continue d’être demandeur et toujours proche de Lui ? La fidélité qui engendrait la fidélité ?
Ainsi en anticipation de mes possibles faiblesses, Seigneur je le demande d’être à mes cotes maintenant et surtout dans les temps difficiles ou je risque de succomber. Donne moi d’être fort en tout temps et de rendre ma foi en toi inébranlable.
Lc 18,9-14.
Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient tous les autres :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain. Le pharisien se tenait là et priait en lui-même : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !’ Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Le sermon du Père qui célébrait la messe ce samedi était un irlandais. Dans son pays la fête de la Toussaint est précédée de la fête d’Halloween, fête rendue aujourd’hui très populaire dans des nombreux pays. Selon notre prédicateur Halloween veut dire en irlandais la veille de la Toussaint tout simplement. Pour le Halloween comme c’est toujours le cas, les enfants se déguisent, se couvrent de masques et d’habits généralement horribles et épouvantables pour surprendre les gens. Le but des déguisements : c’est pour faire semblant et surprendre les autres. Le jour de la Toussaint serait ainsi en contraste, la fête de la vérité éclatante. Les masques tombant nous n’avons plus que la vérité. Le pharisien certes n’était ni un voleur, ni injuste, ni adultère, mais un masque cachait et couvrait son humilité. Par contre le publicain s est présenté au Seigneur sans masques, nu en reconnaissant ses fautes à tel point il n’osait même pas lever les yeux vers le ciel.
Déjà St Bernard écrivait sur ce texte de l’évangile, plus de mille années auparavant qu’il fallait se dépouiller des nos masques et rendre disponible nos cœurs pour recevoir la grâce de Dieu.
« Le publicain…n’osait même pas lever les yeux vers le ciel »
Quel est le vase où la grâce se déverse de préférence ? Si la confiance est faite pour recevoir en elle la miséricorde, et la patience pour recueillir la justice, quel récipient pourrons-nous proposer qui soit apte à recevoir la grâce ?
Il s’agit d’un baume très pur et il lui faut un vase très solide. Or quoi de plus pur et quoi de plus solide que l’humilité du coeur ? C’est pourquoi Dieu « donne sa grâce aux humbles » (Jc 4,6) ; c’est à juste titre qu’il « a posé son regard sur l’humilité de sa servante » (Lc 1,48). À juste titre parce qu’un coeur humble ne se laisse pas occuper par le mérite humain et que la plénitude de la grâce peut s’y répandre d’autant plus librement… Avez-vous observé ce pharisien en prière ? Il n’était ni un voleur, ni injuste, ni adultère. Il ne négligeait pas non plus la pénitence. Il jeûnait deux fois par semaine, il donnait le dixième de tout ce qu’il possédait… Mais il n’était pas vide de lui-même, il ne s’était pas dépouillé lui-même (Ph 2,7), il n’était pas humble, mais au contraire élevé. En effet, il ne s’est pas soucié de savoir ce qui lui manquait encore, mais il s’est exagéré son mérite ; il n’était pas plein, mais enflé. Et il s’en est allé vide pour avoir simulé la plénitude. Le publicain, au contraire, parce qu’il s’est humilié lui-même et qu’il a pris
soin de se présenter comme un vase vide, a pu emporter une grâce d’autant plus abondante.
Seigneur, je te demande de me donner le courage de scruter mes masques, mes prétentions mal placées et de me rendre humble, et de me dépouiller de mon ego et mon orgueil. Tout petit devant toi, me voici Seigneur, comble moi de ta grâce.
Holy Gospel of Jesus Christ according to Saint Luke 18,1-8.
Then he told them a parable about the necessity for them to pray always without becoming weary. He said,
There was a judge in a certain town who neither feared God nor respected any human being.
And a widow in that town used to come to him and say, ‘Render a just decision for me against my adversary.’
For a long time the judge was unwilling, but eventually he thought, ‘While it is true that I neither fear God nor respect any human being,
because this widow keeps bothering me I shall deliver a just decision for her lest she finally come and strike me.’”
The Lord said, “Pay attention to what the dishonest judge says.
Will not God then secure the rights of his chosen ones who call out to him day and night? Will he be slow to answer them?
I tell you, he will see to it that justice is done for them speedily. But when the Son of Man comes, will he find faith on earth?”
Second Letter to Timothy 3,14-17.4,1-2.
But you remain faithful to what you have learned and believed, because you know from whom you learned it, and that from infancy you have known (the) sacred scriptures, which are capable of giving you wisdom for salvation through faith in Christ Jesus.
All scripture is inspired by God and is useful for teaching, for refutation, for correction, and for training in righteousness, so that one who belongs to God may be competent, equipped for every good work.
I charge you in the presence of God and of Christ Jesus, who will judge the living and the dead, and by his appearing and his kingly power: proclaim the word; be persistent whether it is convenient or inconvenient; convince, reprimand, encourage through all patience and teaching.
The weekly reflection has always been in French since I started my blog. The daily (almost) blogs were in English. It is true that being a Mauritian at heart and through my up bring I have been through, I would readily write in English but in matters of religion I have a preference for French as most of my religious instructions were in French as well as my weekly mass is in the same language . I opt to make a change this week since recently I have been writing quite a fair bit in French so that my English readers would have the opportunity of reading my spiritual reflection.
Patience and perseverance are the two words that I retained in today’s readings. Yesterday itself whilst preparing to go to mass at St Pierre, I was pressed to move quicker for fear of being late for mass when I was busy correcting my blog. I exploded almost unconsciously in a bout of anger for being pushed for time! Needless to say that when I heard the readings at mass, I was moved to see how fast, the Lord had an answer for me.
“Be persistent whether it is convenient or inconvenient; convince, reprimand, encourage through all patience and teaching.” The Second letter to Timothy had two lessons for me today.
First, my health condition seems to be improving only very very slowly. The progression is so imperceptible that I often feel discourage and would give up the efforts to do my daily toll of exercises. What is the use of such large efforts and pains to gain such a minute result? Shall I give up? And yet the Lord is calling for my patience and perseverance.
Second, of late I feel that I have out bursts of anger more frequently that before. Such behavior, on hind sight reflection, causes discomfort and stress to my immediate environment. I have work to do on myself to redress the situation. I do have the tools of ‘Anger Management’ which I was endowed with, earlier in my NLP courses. As NIKE’ slogan goes JUST DO IT.
I pray the Lord to give me more patience and perseverance to face my daily challenges. Lord of justice, purveyor of all that I need, I implore you to increase my faith and give more strength to overcome my shortcomings. Lord! Hear my prayer!
Lc 15,1-32.
Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les
quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules,
et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit :
‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était
perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que
j’avais perdue !’ De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient.’ Et le père fit le partage de ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il réfléchit : ‘Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en
abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi.
Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes
ouvriers.’ Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils…’
Mais le père dit à ses domestiques : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent la fête. Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. Mais il répliqua : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’
Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce
qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »
Profitant de la visite de la famille, mon épouse et moi, nous avons choisi de séjourner ce week-end à Trou aux biches. De ce fait, nous avons assisté à la messe à Notre Dame de Fatima et nous avons eu le père Wheelan comme célébrant. Le début de son homélie m’a tout de suite aiguillé vers des pensées existentielles.
Qui suis je pour mériter le pardon de Dieu ? Pourquoi Dieu est si miséricordieux envers moi? Certainement, Dieu n’a pas besoin de moi, ni de mes relations, encore moins, de ce que je possède. Est-ce que Dieu a besoin de me récompenser pour mes actions? La réponse est encore une fois négative. Homme que je suis n’est qu’une créature libre que Dieu créa pour me combler de Son amour malgré mes faiblesses et manquements. Père Wheelan insistât que l’Homme était aux yeux de notre créateur plus grand que ses avoirs, ses actions, ses relations ou appartenances, son histoire. Dieu n’a qu’un regard d’amour vis-à-vis de sa créature : ce qui explique son infini pardon. C’est à l’homme libre d’en prendre conscience et de l’accepter malgré ses infidélités et trahisons. Il me suffit simplement de demander pardon et il me sera accordé. Or je sais combien des fois il m’est difficile d’admettre que j’ai fauté. Mon orgueil, mon ego m’en empêche. C’est bien le péché qui habite en moi qui m’interdit de recevoir le pardon. Comme le fils prodigue : je dois faire le premier pas en acceptant et en confessant ma faute. C’est aussi dans la mesure que je connais mon Dieu qu’Il me reconnaît.
Ma prière à partir du parabole du fils prodigue devrait être : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils.
Lc 14,1.7-14.
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y
prendre son repas, et on l’observait.
Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole : « Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu’un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire : ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t’inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera
rendu à la résurrection des justes. »
Avons-nous la même vision de la scène ou d’un festin quand nous sommes placés au dernier rang ou à la première place? A la première place, certainement, je suis livré au regard de tous; tout au contraire, dans les derniers rangs je suis spectateur et participant comme la plupart de mes frères. ‘De la prépondérance à l’humilité’ serait la leçon que je prends de la première partie du texte. Mieux encore que ‘la prépondérance’ citée, le contexte d’un repas chez les pharisiens, évoquerait la réputation pharisienne proverbiale de l’arrogance et de l’hypocrisie. Or Jésus dans sa venue sur terre, s’est fait le dernier des derniers. Il est né dans une étable et s’est retrouvé, à la fin de sa vie, en croix et tué comme un dernier des derniers avec des bandits notoires. La contemplation de Sa vie comme le dernier des derniers nécessairement m’invite à plus de compassion pour nos frères démunis. C’est bien l’humilité qui devrait être le maître mot.
Pour enchaîner la leçon, dans le texte de ce dimanche, et plus encore, Jésus m’encourage d’être humble tout en ayant un regard de compassion dans un amour inconditionnel pour les démunis.
« Seigneur, purifie mon cœur du levain des pharisiens: l’hypocrisie et l’orgueil. Conduis-moi sur le chemin de la vérité, c’est-à-dire de l’humilité, en dehors duquel je ne peux te plaire. Accorde-moi la grâce de considérer les autres supérieurs à moi, et de trouver ma joie dans leur service. Ne permets pas que du haut de ma suffisance, je repousse avec mépris l’humble Pain eucharistique; mais donne-moi de pouvoir y discerner ta présence, toi le Dieu tout-puissant qui te fais le Serviteur des serviteurs, pour nous ouvrir le chemin de l’amour et de la vie. »
Lc 13,22-30.
Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes.’ Alors vous vous mettrez à dire : ‘Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.’ Il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.’ Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
Contrairement à mes habitudes de fin de semaine, ce dimanche, j’ai assisté à la messe de 9 heures 30 au lieu de l’office du samedi. Quelle merveille d’avoir eu le père Georges Chung comme célébrant ! Pour mon bonheur, son homélie était axée sur « la porte étroite ». Plus d’une fois je me suis interrogé dans le passé, sur la teneur de ‘la porte étroite’ et n’ai jamais était bien convaincu du sens que j’ai pu en tirer. « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. » Merci Georges Chung tu m’as donné aujourd’hui des pistes à creuser. Pouvons entrer par une porte étroite les mains chargées et encombrées de bagages ? L’image qu’a donnée Georges : n’avons nous pas déjà vu ou imaginé le singe qui, ayant rempli sa main des cacahuètes, tente en vain de sortir sa main pleine du goulot d’un bocal ?
Eh oui ! Pour passer par la porte étroite, il va falloir nous délester de tout ce qui nous encombre. Il nous faudra n’avoir que ce qu’il faut pour entrer dans le royaume. Ce qui importe, c’est d’être reconnu par Lui pour qu’Il nous accueille.
Comment serions nous reconnus ? Ou alors, comment ne serions nous pas reconnus ?
‘Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.’
Comment serai-je reconnu par quelqu’un que j’ai ignoré toute ma vie ?
A également retenu mon attention ce dimanche la prière suivante :
Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne a ton peuple d’aimer ce que tu commandes et d’attendre ce que tu promets ; pour qu’au milieu des changements d ce monde, nos cœurs s’établissent fermement là ou se trouvent les vraies joies.
Lc 12,49-53.
Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la
mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la
belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
Les commentaires de Denys le Chartreux (1402-1471), moine
sur la première partie de l’Evangile me conviennent.
Allumer dans les coeurs des hommes le feu de l’amour de Dieu
« Je suis venu apporter un feu sur la terre » : je suis descendu du
haut du ciel et, par le mystère de mon incarnation, je me suis manifesté aux hommes pour allumer dans les coeurs humains le feu de l’amour divin. « Et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » — c’est-à-dire qu’il prenne et devienne une flamme activée par l’Esprit Saint et qu’il fasse jaillir des actes de bonté !
Le Christ annonce ensuite qu’il subira la mort sur la croix avant que
le feu de cet amour n’enflamme l’humanité. C’est, en effet, la très sainte Passion du Christ qui a valu à l’humanité un don aussi grand, et c’est avant tout le souvenir de sa Passion qui allume une flamme dans les coeurs fidèles. « Je dois recevoir un baptême », autrement dit : Il m’incombe et il m’est réservé par une disposition de Dieu de recevoir un baptême de sang, de me baigner et de me plonger comme dans l’eau, dans mon sang répandu sur la croix pour racheter le monde entier. « Et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit accompli», en d’autres termes jusqu’à ce que ma Passion soit achevée, et que je puisse dire : « Tout est accompli ! » (Jn 19,30)
Par contre, je trouvai difficile de comprendre la deuxième partie du texte. Comment le Seigneur soit venu pour la division ? Qui plus est, la division dans la cellule familiale. Je demande à comprendre, car le Dieu d’amour me parle de division. Depuis ma messe de samedi soir à laquelle j’ai assisté et où j’ai entendu la proclamation de ce texte, je suis resté perplexe. A mon action de grâce après ma communion à l’eucharistie, j’ai demandé le Seigneur de m’éclairer. Mon état de perplexité m’a amené à ouvrir ma bible pour chercher une explication. L’intitulé du texte se lit ainsi : Jésus cause de division. Et le texte me renvoie à Matthieu 10,34 : Non la Paix mais le combat.
« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi : celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. »
Ainsi la division dont Le Seigneur me parlait était bien ce combat que je dois mener. De Le reconnaître avant tout mon être. De l’aimer plus que tout. L’amour divin qu’IL met à ma disposition ne se compare pas en magnitude avec mes tracasseries & préoccupations humaines. L’amour filial des hommes, aussi puissant, fort et producteur de bienfaits qu’il puisse être, n’est pas comparable à l’amour de Dieu.
Le Seigneur, par son amour, saura m’armer pour ce combat si je m’abandonne à Lui.
Lc 12,32-48.
Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous
donner le Royaume. Vendez ce que vous avez et donnez-le en aumône. Faites-vous une bourse qui ne s’use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.
Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera
passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : ‘Mon maître tarde à venir’, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.
La lecture de ce dimanche, m’a quelque peu ébloui. Trois paraboles à digérer : c’est trop pour moi. Il me faudra quelques jours pour assimiler tous les enseignements si riches, et encore des années pour les mettre en pratique ! J’ai donc decidé d’extraire un morceau du texte et de prendre le temps d’y reflechir. Un peu comme un suc qu’une abeille prend le soin d’extraire pour le savourer et l’utiliser à bon escient pour enrichir sa ruche. Ainsi j’ai choisi :’ Faites-vous une bourse qui ne s’use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.’
Oui, je passe mon temps à amasser ou à gérer des richesses terrestres en prévision de jours qui me restent sur terre, en prévision des besoins de mes enfants et de mes petits enfants. Est-ce que je me soucie de mon avenir ? Combien de trésors inépuisables dans les cieux aurai-je epargnés ? Si le texte dit bien que mon cœur est là où est mon trésor, où voudrais-je que mon cœur soit ?
La question qui m’interpelle est : comment se construire des trésors aux cieux ? L’Evangile nous enseigne que ceux qui seront récompensés au royaume seront ceux qui se seraient montrés charitables envers leurs prochains, envers les démunis et les pauvres, avec un amour inconditionnel.
Il ne me reste plus quà faire une évaluation de ma bourse, mon trésor au ciel, tout en sachant que la valeur n’est pas déterminée par moi, mais par mon Maître supreme le Seigneur Dieu et de croire en Sa clemence.