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Jean Jacques Creve Coeur et la vaccination pour la grippe A H1N1

En novembre 2001, j’ai eu l’occasion de sympathiser avec  Jean Jacques  Crève Cœur lors d’un séminaire de L’APM tenu à Maurice. Peu de temps après, j’avais appris qu’il était parti pour s’établir au Québec, Canada.  Il nous avait émerveillé avec son discours sur ‘le jeux de pouvoir’, sujet qu’il avait beaucoup étudié et recherché.

Qui est Jean Jacques Crève Cœur ?

Physicien, philosophe et pédagogue de formation, Jean-Jacques Crèvecoeur a mené, depuis 1982, des recherches fondamentales sur les phénomènes de pouvoir inter-personnels. Ses recherches l’ont amené à être considéré aujourd’hui comme l’un des meilleurs spécialistes du sujet. Formateur et conférencier de réputation internationale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence en la matière, dont “Relations et jeux de pouvoir”, publié aux Editions Jouvence/coll. Equinoxe 21.

Depuis 1989, il forme les cadres supérieurs et les dirigeants suivant une méthode calquée sur la préparation des professionnels de haut niveau, en alliant séminaires de formation, apprentissage par l’expérience et entraînement sur le terrain. Actuellement, il partage son temps entre la formation, l’écriture et la recherche fondamentale…

Et voila en recherchant sur la toile, je retrouve mon cher Jean Jacques Crève Cœur qui s’est trouvé un nouveau cheval de bataille. Il s’élève contre la vaccination pour la grippe A H1N1. Je vous recommande de le voir sur Youtube pour mieux comprendre sa position et si vous êtes convaincus de sa posture : passer à l’action.

Je souhaite à Jean Jacques bon courage dans sa quête.

Etienne Chomé

J’ai trouvé les écrits d’Etienne Chomé sur ‘Tends l’autre joue. Ne rends pas coup sur coup. Mt 5, 38-42’ fort édifiants. Cela ma pris dix minutes de lecture et m’a donne quelques heures de réflexion. Combien de fois ai-je entendu ses paroles : Oeil pour œil et dent pour dent. Et moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. À qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si quelqu’un te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos » (traduction TOB de Mt 5,38-42). Etienne Chomé en fait une lecture à travers son filtre de praxéologique du siècle présent.  Sa conclusion que je reproduis ci-après est à mon avis  extra et donne à réfléchir aux artisans de paix.

Conclusion

L’exégèse en première partie a dégagé le raisonnement suivant : non seulement la justice (œil pour œil), mais même sans répondre à la violence  par la violence. A six reprises, dans les antithèses du SM, Jésus radicalise la loi donnée par Dieu au peuple d’Israël. Le parcours historique a montré que la Tradition s’est toujours plus préoccupée de justifier le raisonnement : oui aux exigences de Jésus en Mt 5,39-42 mais seulement dans tel ou tel sens. Oui à la non-violence mais elle est seulement réalisable par les parfaits catholiques ou les élus de la grâce protestants. Oui mais elle n’est pas à prendre à la lettre car ce n’est pas une loi, c’est une orientation, un idéal hors prise, un conseil ou une révélation d’impuissance, une dynamique, une utopie, une prophétie du Royaume encore à venir, une éthique d’intention, d’intérim, de devenir… Oui mais seulement à titre individuel et interpersonnel, car la non-violence serait de l’irresponsabilité en politique.

Déployées au fil des siècles, ces limitations de la portée du texte évangélique s’abouchent toutes à une compréhension passive de la non-violence. Entre le IVe et le XXe siècles, les multiples interprétations se critiquent entre elles mais sans jamais penser à interroger le postulat sur lequel elles reposent ensemble : la cinquième antithèse du SM nous inviterait à supporter l’injustice et à renoncer à nos droits personnels, par amour de l’ennemi. Comprise en termes d’abnégation et de don sacrificiel de sa vie, la non-violence évangélique a ainsi été élevée au rang d’acte héroïque relevant d’une vocation exceptionnelle. Il y a un revers à la médaille : cette non-résistance ne peut servir de norme en société car face à l’agresseur sans scrupules, la grandeur d’âme ne suffit pas, la faiblesse favorise les abus de pouvoir. Aussi le droit naturel de légitime défense doit-il limiter la portée de Mt 5,38-42, le devoir d’assistance et de protection des victimes doit primer sur le témoignage non-violent, certes exemplaire et prophétique mais nécessairement isolé. Appliqués collectivement, les préceptes de la joue tendue, du manteau laissé et des mille pas mettraient fin à l’État de droit, soit en conduisant la société à l’anarchie, soit en attirant l’envahisseur étranger et le joug de tyrans.

Telle est l’interprétation traditionnelle. Cependant, en contredisant le caractère passif de la non-violence à la base de tout cet édifice, on le transforme de fond en comble. Dans la justice surabondante du Royaume, nous sommes tous frères en Christ, fils et filles d’un même Père. Les versets 39b à 41 de Mt 5 mettent en scène trois situations qui défigurent ce projet de Dieu, trois exemples de domination injuste, tour à tour sociale, économique et politique. À chaque fois, Jésus demande à l’inférieur de refuser la passivité. Il le met par ailleurs en garde de tomber dans le piège de la riposte violente. Celle-ci entraînera une escalade, à moins d’offrir au plus fort l’occasion de renforcer l’ordre établi à son avantage. Jésus invite celui qui subit à prendre une initiative qui met des bâtons dans les roues de l’oppression, sans s’attaquer à l’interlocuteur. Se jouent là quatre opérations distinctes mais qu’il faut faire tenir ensemble :

1) ne pas riposter par la violence, mais 2) briser le rapport de domination, redresser l’injustice objective ET 3) aimer celui qui profite de celle-ci, toucher sa conscience, 4) ne pas démissionner, empêcher l’autre de tirer profit de ses abus de pouvoir et de position. En schéma :

Ni résister par des moyens  violents

Et résister au mal, se battre avec détermination

pour faire tomber

l’injustice

Et aimer l’ennemi

Respecter profondément toutes les personnes impliquées

Ni capituler,  subir pas-sivement

Il s’agit d’apprendre comment disqualifier la loi et le droit du plus fort (colonnes 1 et 4) et comment déployer la force de la loi et du droit (colonne 2), combinée à la force de l’amour (colonne 3).

Dans cette perspective, tendre la joue n’a rien de masochiste. Pour trouver la répartie et mettre en œuvre la parade qui barrent la domination tout en augmentant l’humanité des protagonistes, il faut faire appel au meilleur de notre intelligence et de notre volonté. Accompagner mille pas de plus l’oppresseur est une démarche à la fois saine et sainte, profondément digne de notre humanité et à l’image de notre filiation divine, à la mesure de nos ressources humaines pour gérer nos conflits et à la démesure de l’Amour. Cette non-violence là n’est pas une option individuelle pour vocation isolée et exceptionnelle. Inscrite au cœur de l’Évangile, elle est la norme pour tous. Mt 5,38-42 « est l’habit de tous les jours des citoyens du Royaume de Dieu » (Leonahrd Ragaz). La Tradition est convaincue d’offrir à la non-violence la meilleure part possible en la plaçant sous l’ombre de la croix. Pourtant, le placage d’une spiritualité du martyre sur Mt 5,38-42 l’a gravement desservi : on l’a habillé de l’aube dominicale et de la bure monastique. On a cru l’honorer en l’affublant de l’auréole des grands saints, en fait, on l’a relégué à la sacristie : « Messieurs les évêques, occupez-vous de vos oignons ! » lança l’Amiral de Joubert, chef d’État-major de la Marine, à Mgr Guy Riobé, évêque d’Orléans, dès que se fit plus incisive sa défense des objecteurs de conscience traînés au tribunal en 1973. Comprise de manière passive, la non-violence est désarticulée du devoir de défense : il y a d’un côté l’évangile du pardon allant même jusqu’à accepter l’injustice, de l’autre une défense si nécessaire violente, jugée efficace, responsable et réaliste. Oui à la non-violence évangélique MAIS pas dans toutes les situations. Ainsi, les forces de l’ordre « n’ont pas le droit de tendre la joue ». L’homme d’Église qui l’affirme dans un souci de réalisme politique, fait alors le grand écart avec l’Évangile, qu’il cherche malgré tout à sauver en se réclamant de l’autorité de saint Augustin : faute de pouvoir commander les actes, Mt 5,38-42 oriente les esprits, il reste valable à titre d’inspiration. À vrai dire, cette solution s’évapore à l’heure où il faut se défendre contre l’inique assaillant. En pleine guerre juste, Mt 5,38-42 est prié de se mettre en sourdine et de laisser les gens compétents mener les combats ! L’histoire atteste que la doctrine sur la légitime défense s’est développée non pas tant selon l’Évangile que malgré l’Évangile.

« Soit la résistance armée, soit la non-résistance miséricordieuse » enferme le problème dans un dilemme tronqué. « Et la résistance farouche, capable de mettre hors-jeu les coups de force, et l’amour de l’ennemi, refusant tout moyen qui le détruit » fait sortir de l’impasse. En réarticulant les compétences de justice et celles de l’amour, la non-violence active réconcilie l’esprit et la lettre de Mt 5,38-42. Jésus s’oppose non pas à la légitime défense mais à la violence dans la légitime défense. Entre les deux paradigmes, le débat ne porte pas sur la fin mais sur les moyens de défense : non seulement la finalité de défendre la justice mais même le recours à d’autres moyens que la riposte violente. Bien mieux que l’approche classique, la non-violence active parvient à « ne pas séparer les paroles de la Parole », pour reprendre la belle formule de Tillich. L’adoption du nouveau paradigme entraîne une véritable révolution copernicienne qui abandonne le point de départ apparemment sage et réaliste de la guerre juste, selon lequel la nécessité de contrer l’agression prime sur le témoignage de non-violence évangélique. Le défi est de faire aller de pair la non-violence qui aime l’ennemi (colonne 3) avec la stratégie de contrer les abus de pouvoir d’où qu’ils viennent (colonne 2), sans riposte armée (colonne 1) ni pacifisme irresponsable (colonne 4). Les faucons de la Realpolitik ne sont pas les seuls à pouvoir tenir compte des leçons impitoyables de l’Histoire sur la tragique faiblesse de l’agneau qui aiguise l’appétit du loup.

Un autre point qui reste à mieux prendre en compte dans ce renouvellement théologique est que l’Évangile provoque le changement dans un mouvement de bas en haut. En Mt 5,39b, Jésus s’adresse à l’esclave, en Mt 5,41, à celui dont le pays est asservi et qui est réquisitionné par les forces d’occupation pour porter leurs bagages. Aujourd’hui, que signifie tendre la joue pour le boy burkinabe à Abidjan, laisser son manteau pour le sans-terre brésilien et le chrétien pakistanais, paria intouchable de sa société, faire mille pas pour le Tibétain ?

L’enjeu n’est pas d’abord doctrinal car face aux violences, notre déficit n’est pas tant conceptuel que pratique : les préceptes de ne pas riposter et de tendre la joue sont tout aussi inutilisables à qui se fait agresser, que les principes de natation à celui qui tombe dans l’eau mais qui n’a jamais appris à nager. Leurs échecs n’invalident pas le principe, ils soulignent leur carence d’apprentissage. Aussi vrai que les hommes peuvent rester à la surface de l’eau, ils peuvent déjouer la violence sans eux-mêmes recourir à la violence. Le problème n’est finalement pas d’être d’accord avec le principe non-violent, d’y croire ou non; il est d’apprendre à tendre la joue, d’acquérir une méthode concrète par laquelle cette stratégie donne effectivement de meilleurs résultats que se battre physiquement ou fuir. Les militaires ne sont pas les seuls à avoir besoin d’entraînements et à être capables de grandement progresser! Tendre l’autre joue s’apprend au quotidien et commence à la maison. Un individu comme un peuple peut apprendre à mobiliser ses facultés et ses forces au bon endroit pour déjouer n’importe quel coup de force par le droit ET l’amour. La praticabilité de Mt 5,38-42 se décidera sur le terrain de nos engagements et non dans nos joutes doctrinales.

Notre époque est à la croisée des chemins. Sur les plans domestique et interpersonnel, le développement d’outils de négociation efficace (colonne 2) et de communication vraie (colonne 3) offre une alternative réellement probante à la force du bâton et à toute forme de violences de coercition, dont les menaces et les chantages (colonne 1). Je suis convaincu que c’est le point sur lequel vont faire le plus de progrès les générations qui nous suivent. Les gens du XXIIe siècle qualifieront probablement nos connaissances et nos pratiques en la matière de sous-développées ! Sur les plans étatique et international, depuis trois générations, les pays qui dirigent la planète n’ont plus connu de guerre armée sur leur sol. Ils peuvent ne plus subir le prix de la guerre s’ils payent le prix de la paix. Ils ont les moyens d’empêcher les guerres et de mettre hors-la-loi toute violation humaine, sans laxisme ni impunité (colonne 4). Ils doivent pour ce faire commencer par cesser d’abuser de leur propre pouvoir (colonne 1) et faire respecter les devoirs de justice (colonne 2) ET les droits des personnes (colonne 3).

Ces avancées humaines ouvrent les yeux des hommes de ce temps à une nouvelle lecture de Mt 5,38-42. Ce faisant, en sens inverse, ils découvrent le trésor de ces préceptes évangéliques, trésor enfoui depuis deux mille ans sous la vase des violences de l’Histoire. Après des siècles d’efforts ou de découragement devant une page de la Parole de Dieu apparemment impraticable, ils comprennent mieux en quoi elle peut non seulement « inspirer » mais encore concrètement guider la résolution de leurs conflits à tous les niveaux. Les progrès du temps et des consciences offrent une nouvelle paire de lunettes pour lire l’Évangile. Et en même temps, celui-ci, dès qu’il est traduit dans notre langue, parle et interpelle…

Combien de temps le nouveau paradigme mettra-t-il à renouveler les discours des théologiens et du Magistère ? Sans l’aval de ce dernier, Mt 5,38-42 restera abscons et muet pour des milliers de pasteurs et des millions de « fidèles ». Depuis un demi-siècle, à l’écoute des signes du temps (Mt 16,3), l’Église est en débat pour retravailler ses formulations en matière de « guerre juste ». Un des actuels défis de la théologie est d’articuler à nouveaux frais la non-violence évangélique et la responsabilité sociopolitique d’une défense « efficace ». À distance de tout pacifisme de démission (colonne 4), il me semble important, entre autres tâches, de nommer avec lucidité d’une part les actes qui relèvent de la force légitime (colonne 2), d’autre part ceux qui sont piégés par la violence (colonne 1), aussi juste soit leur cause. Les hommes du XXIe siècle consacreront-ils tous les moyens qui existent pour suffisamment rendre effectifs les premiers et  mettre hors-jeu les seconds ?

L’Esprit de Jésus est à l’œuvre de tout côté. Dans les milieux militants de la non-violence active, certains ont quitté le sérail, déçus par les déclarations magistérielles attachées à l’ancien paradigme. D’autres continuent d’œuvrer pour que le trésor en Mt 5,38-42 devienne, par un accueil concret des chrétiens, « sel de la terre et lumière du monde » (Mt 5,13.14). La lampe de la non-violence authentiquement évangélique « arrive-t-elle pour être mise sous le boisseau ou sous le lit? N’est-ce pas pour être mise sur son support ? Car il n’y a rien de secret qui ne doive être mis au jour, et rien n’a été caché qui ne doive venir au grand jour. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Mc 4,21-23). Mt 5,38-42 est encadré par cette parole (au v. 15) et par la conclusion du SM : « Tout homme qui entend les paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut être comparé à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc » (Mt 7, 24). La parole est aux actes, dans l’assurance que la Parole fait ce qu’elle dit et dit ce qu’elle fait.

Etienne Chomé [1]


[1] Etienne Chomé est marié et père de quatre enfants. Il est membre de la Communauté du Chemin Neuf. Auteur d’une méthode novatrice qui articule une communication vraie et une négociation efficace pour mieux gérer nos conflits, il est le fondateur et le responsable de l’Ecole Internationale CommunicActions. Il est consultant en entreprises et professeur à l’Institut International  Lumen Vitae à Bruxelles. S’appuyant sur ses Maîtrises en sciences sociales et politiques, en philosophie et en théologie, il travaille à un doctorat sur les jeux de pouvoir.

Reflexion Dominicale

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,25-28.34-36.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête.
Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste.
Comme un filet, il s’abattra sur tous les hommes de la terre.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. »

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Nous sommes en marche vers un évènement extraordinaire qui n’est que la venue du Christ notre Messie et Sauveur. Lors du premier avènement, il se fit homme à cause de l’homme, par amour. Le second avènement a lieu tous les jours, souvent et en mainte occasion, dans chaque cœur qui aime, accompagné de nouvelles grâces et de nouveaux dons, selon la capacité de chacun. Dans le troisième avènement, l’on considère celui qui aura lieu le jour du Jugement ou à l’heure de la mort…

Nous connaissons la deuxième venue 2000 mille ans de cela, et avons les récits de Son parcours terrestre et Ses enseignements.

Ce passage évoque en moi, un passage du temps fini vers l’infini : une comparution devant le Fils de l’homme. Et oui, à ma mort, la nature que je connais passera, tout sera ébranlé. Le Seigneur me demande d’être conscient pour que ce jour ne tombe pas sur moi à l’improviste, de rester sur mes gardes, de veiller et prier que je ne sois pas dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie.

Comme tout vient de Toi, Donne moi, Seigneur à cette heure la, la grâce de comparaitre devant de Toi, digne, redresser et la tête relevée. Pour ma part, malgré ma faiblesse je tacherai   d’être digne en tout temps.

Reflexion Dominicale

Jn 18,33-37.

Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le
roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres
te l’ont dit ?
Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs
des prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté
venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je
ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi qui
dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute
ma voix. »
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La liturgie de l’Eglise nous propose de célébrer ce dimanche : la solennité de notre Seigneur Jésus Christ Roi.

Cette scène de Jésus devant Pilate et les paroles de Jésus qui avoue qu’il est en effet Roi d’une royauté ‘qui ne vient pas de monde’ m’interpelle ce matin. Jésus  un extra terrestre est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Terrestres que nous sommes, nous avons une idée d’un Roi qui règne. Le propre d’un Roi sur terre, n’est il pas de régné sur son territoire pour le faire fructifier et de rendre pérenne sa royauté ?

Or notre Dieu eternel n’a ni besoin de fructifier un royaume, ni besoin de le rendre pérenne.   Par définition Dieu  créateur et initiateur de tout est omni puissant et hors du temps.

Je déduis ainsi qu’il me faut sortir de moi cette pensée terreste pour accéder à une pensée supérieure. Serait-il venu chez nous sur terre pour nous montrer le Chemin ? Serait-il venu pour témoigner de cette verité ?  Ma destinée est ailleurs, ma vie est ailleurs.

Dès maintenant donc, « que ce qui est périssable en moi » devienne saint et « impérissable ; que ce qui est mortel…revête l’immortalité » du Père.
Ainsi Dieu régnera sur vous et moi et  nous serons déjà dans le-bonheur de la nouvelle naissance et de la résurrection.

Notre Roi outre terre règne dans le monde qui nous attend.

Je voudrai te rejoindre Seigneur dans ton royaume.

Beaujolais or NLP Thursday?

It was a full day for me on last Thursday. No! It was not because it was the 3rd Thursday of November, the Beaujolais day. For years the 3rd thursday of November have been hectic days organizing the Beaujolais fest whilst wearing my AIR FRANCE hat and later French wine importer’s hat at Scott.

Early wake up!  I was on my feet at 6.30; against my usual 9.00 break from my pillow after listening to the news on either TV 5 news bulletin or the RFI radio news. I started my physical exercises and therapy half awakened as early as 7.30 because I had to rush to The Suffren hotel to reach before ten o’clock for the APM meeting. Surprisingly the motorway from Ebene to Port Louis was free flowing and it took me only 25 minutes to strike the Caudan Water front.

Together with the APM members we had a lively and enjoyable review of the last year activities and were very eager to prepare to the next year’s programme. The change of venue to Suffren from the usual Le Labourdonnais hotel  was very refreshing and more importantly the change to a special Andalusian Spanish buffet lunch was welcomed by all.

I came back home just in time to meet my coachees for their weekly session of an hour. We talked of G.O.D and S.C.O.R.E  NLP models and the possible applications in work and other fields.

Luckily there was enough time left for me to rest and relax in bed for half and hour before I walked in the meeting room to run the NLP practice group.

From 18.00 to 20.00, I enjoyed thoroughly the interaction with the core group discussing NLP Meta Model and practising the identification of language patterns. From the  GLAD, MAD, SAD feedback  from the participants, I could only rejoice to be told that they not only enjoyed and had fun during the session, they are taking back with them practical lessons to put in applications in their lives.

Reflecting on this Beaujolais day before striking the pillow after a light dinner, I thought that I have to be thankful to My Lord for this fruitful beautiful full day. I am so grateful to my NLP exposure.

Reflexion Dominicale

Mc 13,24-32.
En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la
lune perdra son éclat.
Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance
et grande gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de
l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel.
Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches
deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est
proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils
de l’homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela
n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant au jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le
ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.

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Cardinal Newman qui a vécu de 1801 à1890 nous a légué dans ses écrits une merveilleuse   réflexion sur ‘la comparaison de figuier’ mentionné dans le texte de Saint Marc :

L’exemple du figuier

Une fois seulement par an, mais une fois pourtant, le monde que nous
voyons fait éclater ses puissances cachées et se révèle lui-même en quelque
sorte. Alors, les feuilles paraissent, les arbres fruitiers et les fleurs
s’épanouissent, l’herbe et le blé poussent. Il y a un élan soudain et un
éclatement de la vie cachée que Dieu a placée dans le monde matériel. Eh
bien ! ceci nous est comme un exemple de ce que le monde peut faire au
commandement de Dieu. Cette terre…éclatera un jour en un monde nouveau de
lumière et de gloire dans lequel nous verrons les saints et les anges. Qui
penserait, sans l’expérience qu’il a eue des printemps précédents, qui
pourrait concevoir deux ou trois mois à l’avance que la face de la nature
qui semblait morte puisse devenir si splendide et si variée ?…

Je reste ce matin en émoi devant  la puissance de Dieu pour nous faire régénère dans notre destinée, c’est-à-dire de devenir enfant de Dieu et ce malgré mes éclatements volontaires. La puissance de l’Amour de l’infini est si forte, elle passera sur mes péchés.  Il me  suffit d’y croire et  d’y espérer. N’est ce pas cela la raison de la venue du Christ rédempteur, sauveur de l’humanite !

A ma messe d’hier au moment de l’hosannah, le préambule de la consécration, le chant de la congrégation, a éveillé en moi une nouvelle conscience des paroles : ciel et terre passeront, Tes paroles ne passeront pas..non non Tes paroles ne passeront pas.

“Les trois premiers mots, ‘Immanence de Dieu’, vous paraîtront peut-être secs, froids et sans attrait. Faut-il vous les traduire ? Cela veut dire que Dieu est partout et dans tout. Mais ce n’est pas assez. Cela signifie que lorsque vous suivez le bord de la mer, en regardant les grandes vagues de l’océan déferler avec un bruit de tonnerre sur le rivage, vous voyez en elles Sa puissance. Si vous parcourez quelque belle forêt et jouissez du silence, du calme et de l’ombre à midi, alors vous connaissez cette paix divine, vous connaissez cette sérénité qui révèle Dieu.” (La vie occulte de l’homme, trad., 2005, p. 83).

Tout ce transforme : les objets que nous connaissons changent et changeront, les idées évoluent, les pensées passent… Toute chose semble avoir un début et une fin. Seul Dieu ne passe pas. Dieu est eternel. Dieu par ses paroles ne passera jamais. Et dire que Dieu nous – les infimes petits grains de sable- invite à participé dans Sa gloire de l’eternel Amour avec lui !
Merci Seigneur, je le veux.

Reflexion Dominicale

Mc12,38-44.
Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent
à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places
publiques,
les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les
dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils
seront d’autant plus sévèrement condamnés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et
regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens
riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes.
Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre
veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son
indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

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Quelle générosité nous enseigne le Seigneur ? Combien faut-il donner ?

Je me souviens une parole de Mother Theresa : donner jusqu’a en souffrir.  Jésus a tout donné : jusqu’à  donner sa vie.

Combien faut-il aimer  mon prochain? Dois-je tout donner par amour pour toi Seigneur ?

Aie pitié de moi Seigneur de ne pas avoir cette générosité que Tu me demandes.

Comment T’aimer plus que moi-même ?

Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l’Église
Lettre 112, à Hugues le reclus (trad. Orval)

« Elle a tout donné »

Au Royaume des cieux, tous ensemble, et comme un seul homme, seront
un seul roi avec Dieu, car tous voudront une seule chose et leur volonté
s’accomplira. Voilà le bien que, du haut du ciel, Dieu déclare mettre en
vente. Si quelqu’un se demande à quel prix, voici la réponse : il n’a
pas besoin d’une monnaie terrestre, celui qui offre un Royaume dans le
ciel. Personne ne peut donner à Dieu que ce qui lui appartient déjà,
puisque tout ce qui existe est à lui. Et cependant, Dieu ne donne pas une
si grande chose sans qu’on n’y mette aucun prix : il ne la donne pas à
celui qui ne l’apprécie pas. En effet, personne ne donne ce qui lui est
cher à celui qui n’y attache pas de prix. Dès lors, si Dieu n’a pas besoin
de tes biens, il ne doit pas non plus te donner une si grande chose si tu
dédaignes de l’aimer : il ne réclame que l’amour, sans quoi rien ne
l’oblige à donner. Aime donc, et tu recevras le Royaume. Aime, et tu le
posséderas… Aime donc Dieu plus que toi-même, et déjà tu commences à
tenir ce que tu veux posséder parfaitement dans le ciel.

Frederic LENOIR

Je termine de lire hier soir, le livre de Frederic LENOIR : Le Christ philosophe. Le livre m’a appris pas mal de choses ; peut-être plus important encore le livre m’a permis de confronter ma pensée sur  nombreux de mes certitudes avec les points de vue du philosophe LENOIR. N’est ce pas le propre de la philosophie qui nous emmène à réfléchir sur notre pensée ?

Trois jours après, Je suis toujours en réflexion de la méditation de Frederic LENOIR sur le passage de l’évangile de St Jean : ‘Jésus face à la Samaritaine’.  Les pensées de LENOIR m’interpellent encore car en épilogue à son livre cette méditation tente de résumer la lecture de LENOIR sur le devenir des religions.

Voici un des articles et chroniques de LENOIR :

Il faut excommunier Jésus
Le Monde, le 20 mars 2009.

L’Eglise catholique traverse une crise d’une ampleur inédite depuis plusieurs décennies. Cette crise est d’autant plus profonde que sa crédibilité est atteinte dans tous les cercles : chez les non-catholiques, chez les catholiques culturels et chez les fidèles pratiquants. L’Eglise n’est pas victime d’une agression extérieure : les causes de ses maux actuels ne sont pas le fait des “ennemis de la foi” ou des anticléricaux. Deux graves affaires, qui relèvent de la responsabilité de sa hiérarchie, ont brutalement mis au jour ses contradictions : la levée de l’excommunication de quatre évêques intégristes, dont un tenant des propos négationnistes, et l’excommunication, quasi concomitante, par l’archevêque de Recife, d’une mère et d’une équipe médicale ayant pratiqué un avortement sur une fillette âgée de 9 ans enceinte de jumeaux, victime de viols, et dont la vie était en danger.

A cela vient de s’ajouter les propos de Benoît XVI dans l’avion le menant en Afrique, continent le plus touché par la pandémie du sida : “On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs ; au contraire leur utilisation aggrave le problème.”La première affaire a surtout scandalisé par les propos négationnistes odieux de Mgr Williamson et la triple faute du Vatican, qui n’a pas informé le pape de paroles connues des milieux avertis depuis novembre 2008 ; qui a promulgué le décret le 24 janvier alors que ces propos faisaient la “une” des médias du monde entier depuis le 22 janvier ; et enfin par la lenteur de leur condamnation.

Mais cette levée d’excommunication “sans conditions”, préambule à un processus de réintégration dans l’Eglise, a aussi profondément troublé de nombreux catholiques attachés au concile Vatican II (1962-1965) et à ses valeurs de liberté religieuse et de dialogue avec les autres religions, constamment niées par les intégristes. Dans la lettre aux évêques rendue publique le 12 mars, le pape reconnaît des erreurs dans la gestion de l’affaire Williamson et tente de se justifier sur la levée d’excommunication en utilisant l’argument de la miséricorde : “Qui annonce Dieu comme amour poussé “jusqu’au bout” doit donner le témoignage de l’amour : se consacrer avec amour à ceux qui souffrent.”

On peut entendre, qu’au nom du message évangélique, le pape veuille pardonner et donner une nouvelle chance à des brebis égarées qui tiennent pourtant des paroles extrémistes et intolérantes depuis des années. Mais alors pourquoi l’Eglise continue-t-elle d’interdire la communion aux divorcés remariés ? Pourquoi condamne-t-elle avec une telle dureté les proches d’une fillette violée qui lui ont sauvé la vie en la faisant avorter ? La miséricorde ne doit-elle s’appliquer qu’aux intégristes ? Et comment peut-on considérer le viol d’une enfant comme moins grave qu’un avortement, qui plus est effectué à des fins vitales ?

Le scandale est tel que plusieurs évêques français sont montés au créneau pour condamner une décision inique qui contredit non seulement la morale commune, mais aussi le message évangélique. Qu’il suffise de citer l’épisode où Jésus refuse de condamner une femme adultère, qui, selon la loi, doit être lapidée, et lance aux ultralégalistes de l’époque : “Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre” (Jean, 8). Lui-même a plusieurs fois transgressé la loi religieuse. Dostoïevski avait imaginé que si Jésus était revenu dans l’Espagne de Torquemada, il aurait été condamné au bûcher pour avoir prêché la liberté de conscience. On se demande, dans l’Eglise de Benoît XVI, s’il ne serait pas excommunié pour avoir prôné le dépassement de la loi par l’amour ?

Nul ne demande à l’Eglise de renoncer à affirmer ses convictions. Mais ce qui ne passe pas, c’est la manière théorique et parfois brutale utilisée par la hiérarchie pour réaffirmer la norme, alors qu’il n’existe que des situations concrètes, singulières et complexes. Comme le soulignait Mgr Yves Patenôtre, évêque de la mission de France, la décision d’excommunication prononcée par l’archevêque de Recife, confirmée par Rome, “fait fi de la pratique pastorale traditionnelle de l’Eglise catholique qui est d’écouter les personnes en difficulté, de les accompagner et, en matière de morale, de tenir compte du “moindre mal””. On peut dire la même chose pour la lutte contre le sida. L’usage du préservatif n’est sans doute pas la solution idéale, il n’en demeure pas moins, de fait, le meilleur rempart contre la propagation de l’épidémie pour tous ceux qui ont du mal à vivre l’abstinence et la fidélité prônées par l’Eglise. Les prêtres africains en savent quelque chose.

L’histoire de l’Eglise est marquée par cette tension permanente entre la fidélité au message de compassion envers chaque personne de son fondateur et l’attitude de ses dirigeants qui finissent souvent par perdre de vue ce message pour privilégier l’intérêt de l’institution – devenue une fin en soi – ou s’enfermer dans un juridisme pointilleux, absurde et déshumanisant.

Le pontificat de Jean Paul II a été marqué du sceau d’une profonde ambiguïté : intransigeant et traditionaliste sur le plan moral et doctrinal, il a été aussi un homme de dialogue et de coeur, multipliant les gestes forts envers les humbles et les autres religions. Benoît XVI n’est l’héritier que du versant conservateur de son prédécesseur. Et il n’y a plus dans l’Eglise d’Abbé Pierre ni de Soeur Emmanuelle, ces “croyants croyables”, pour pousser un coup de gueule face à des décisions dogmatiques déshumanisantes, jouant ainsi un rôle cathartique et servant de précieux médiateurs entre les fidèles et l’institution.

Un schisme silencieux menace l’Eglise sur sa gauche, autrement plus grave que celui des traditionalistes. Benoît XVI entendait ré évangéliser l’Europe. Il n’aura peut-être réussi qu’à reconquérir une poignée d’intégristes, au détriment de la perte de nombreux fidèles attachés aux valeurs évangéliques et d’individus en quête de sens à qui Rome semble ne plus savoir offrir que du dogme et de la norme.

Creative Tensions

Last month you will recall at the APM convention, I had a glimpse back in the analysis and wisdom of Gary Hamel. And now, I went back through my archives to draw more of Gary Hamel’s and have to share with you the wisdom which oozes from reconciling opposites which he termed a Creative Tensions. As a good leader, one should be able to accommodate paradoxes and above all master the powers of paradoxes.

What is the well-spring of America’s unending talent for renewal? It is a series of seemingly irreconcilable opposites—tensions that America holds in perpetual creative balance. No nation has ever been so defined by dichotomy, or drawn such strength from seemingly irreconcilable opposites.

America makes no apology for its competing and clashing voices. Therein lie the roots of resilience: This ability to embrace the extremes—while not becoming extremist.

So what are these contradictions that America has navigated so adroitly? And what lessons do they offer business leaders and their companies?

1. Coherence and diversity. America is a society born of an idea—that all men and women are created equal and capable of self-government. This idea, when embraced earnestly, puts the newest naturalized citizen on a par with the bluest-blood Daughter of the American Revolution.

We are all hypen-Americans: diverse in our roots, yet, united in our affections for this sprawling, kaleidoscopic country. Spin the globe, and you will find oppressive societies with a surfeit of cohesion and a dearth of diversity, or you will find splintered cultures with much diversity and too little cohesion. Where but in America will you find diversity and cohesion in such full measure?

2. Community and activism. President Herbert Hoover coined the term “rugged individualism”and declared this the essence of the American character. Think of the cowboy, that symbol of personal freedom. Yet the tendency towards fierce independence is only one half of the American spirit—the other half is community. Yes, cowboys often rode the range alone, but west-bound pioneers traveled in wagon trains, raised each other’s barns, built schools and towns, and shared whatever fortune gave them.

Yet, in America, the tender bonds of community have always stretched to encompass the one with the new idea, the gentle rebel who abandons “what is” for “what can be.” It is the activists and the rabble-rousers who have called America to reformation. Yet activism in America is inclusionist by nature. We have little patience for those with a sectarian vision.

3. Strength and compassion. More often than not, the history of power is the history of brutality. How rare the government that, like America’s, combines great strength with even greater humanity. When America has gone to war, it has done so with a singular combination of compassion and strength. We see it in today’s War on Terror, as American planes bear not only smart bombs, but payloads of emergency food rations. As someone who has visited virtually every corner of this planet, I can tell you that America is more admired than despised, primarily because America’s strength has never come at the expense of its compassion. Indeed, never has power worn a more compassionate face.

4. Courage and prudence. Our Constitutional system by, of, and for the people has produced leaders who only reluctantly send soldiers into the fray. The caution of America’s leaders—their reluctance to engage unless attacked, their caution in planning before joining the battle, their care in articulating the moral grounds for war—has always been a source of courage for America’s soldiers. No one asks, or expects, them to be martyrs. We don’t celebrate their march into battle. Instead, we pray God’s protection for every man and woman, and we bemoan every loss. We are brave, but we are not foolhardy.

5. Spiritual and material. America is a land in love with the new, a nation of novelty seekers who can’t wait to see what tomorrow brings. And yet, as a people, Americans manage to keep sight of the deeper, more permanent things. Americans are among the most religious people on earth. About half attend religious services each week, and 65 percent are members of a congregation, a higher proportion than in any other developed county. On the other hand, who can match America’s raw commercial instincts—that ability to make a sale, or close a deal?

How strange that a country of believers should have a Constitution that bars the state from interfering in religious life. How unlikely that one of the most avowedly spiritual countries is also one of the most materially successful. Again, we welcome the extremes, grapple with them, confront them—and ultimately, transcend them.

Whenever the pendulum swings too far—towards banal commercialism or overbearing religiosity—Americans find a way of restoring the balance. Today, the pendulum is moving back towards timeless spiritual values.

What can struggling companies learn from the grand American example? Just this: To embrace the power of paradox whole-heartedly and unreservedly. To be single-minded about nothing and open to everything.

The power of paradox is the power of and. In my experience, executives too often see an either/or when they should be searching for an and. Too often these choices are posed as short-term versus long-term, control versus autonomy, cutting versus growing. But a truly resilient company can’t be all one thing; it can’t even be most of one thing. It must have all of many things: all efficiency and all innovation, all optimization and all experimentation, all discipline and all passion, all evolution and all revolution.

Accommodating these paradoxes will require ambidextrous leaders and companies where the accountants and engineers become dreamers and rebels, where bold strategies are pursued with temperate means.

Resilience is an American specialty. After all, a paradox stands at the heart. E Pluribus Unum: “From many, one.”

Reflexion Dominicale

Mt 5,1-12.
Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses
disciples s’approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est
à eux !
Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on
dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande
dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont
précédés.

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Les béatitudes que l’Evangéliste Matthieu nous rapporte ce jour de la Toussaint semblent nous donner notre avenir dans le royaume de notre Père céleste, tout en  établissant notre règle de vie lors de notre passage terrestre.

‘Pauvres de cœur’ serait il un état d’absence ou envie d’être relier à notre créateur ? La vie sur terre n’est il pas une mise à l’épreuve ? Une vie d’efforts est il requit pour être récompensé dans le futur ? Nous faut-il être doux, miséricordieux, purs et pacifique pour mériter notre ciel ? Même si nous sommes meurtris, affamés de justice, et persécutes, nous pourrions avoir notre récompense éternelle  en vu pour pouvoir supporter dans l’allégresse  notre sort terrestre que nous savons qu’il  n’est que temporaire.

Ma foi chrétienne m’indique que ma destination se trouve ailleurs. Mon Seigneur m’attend en grande pompe dans sa gloire, et avec Lui je ressusciterai avec mes compagnons de route.

Message du Bienheureux Jan van Ruusbroec (1293-1381), chanoine régulier
dans Les Sept Degrés de l’amour (trad. cf. Louf, Bellefontaine 1990, p. 217)

Avec tous les saints

Dans la vie éternelle, nous contemplerons avec les yeux de
l’intelligence la gloire de Dieu, de tous les anges et de tous les saints,
ainsi que la récompense et la gloire de chacun en particulier, en toutes
manières que nous voudrons. Au dernier jour, au jugement de Dieu, lorsque
nous ressusciterons avec nos corps glorieux par la puissance de notre
Seigneur, ces corps seront resplendissants comme la neige, plus brillants
que le soleil, transparents comme le cristal… Le Christ, notre chantre et
maître de choeur, chantera de sa voix triomphante et douce un cantique
éternel, louange et honneur à son Père céleste. Tous nous chanterons ce
même cantique d’un esprit joyeux et d’une voix claire, éternellement et
sans fin. La gloire de notre âme et son bonheur rejailliront sur nos sens
et traverseront nos membres ; nous nous contemplerons mutuellement de nos
yeux glorifiés ; nous entendrons, nous dirons, nous chanterons la louange
de notre Seigneur avec des voix qui ne défailliront jamais.

Le Christ nous servira ; il nous montrera sa face lumineuse et son
corps de gloire portant les marques de la fidélité et de l’amour. Nous
regarderons aussi tous les corps glorieux avec toutes les marques de
l’amour avec lequel ils ont servi Dieu depuis le commencement du monde…
Nos coeurs vivants s’embraseront d’un amour ardent pour Dieu et pour tous
les saints…

Le Christ, dans sa nature humaine, mènera le choeur de droite, car
cette nature est ce que Dieu a fait de plus noble et de plus sublime. A ce
choeur appartiennent tous ceux en qui il vit et qui vivent en lui. L’autre
choeur est celui des anges ; bien qu’ils soient plus élevés de nature, nous
les hommes nous avons davantage reçu en Jésus Christ avec qui nous sommes
un. Lui-même sera le pontife suprême au milieu du choeur des anges et des
hommes, devant le trône de la souveraine majesté de Dieu. Et il offrira et
il renouvellera devant son Père céleste, le Dieu tout-puissant, toutes les
offrandes qui furent jamais présentées par les anges et par les hommes ;
sans cesse, elles se renouvelleront et continueront à jamais dans la gloire
de Dieu.