Reflexion Dominicale

 

Jn 14,23-29.
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ;
mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de
lui.
Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole
que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous
enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce
n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas
bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers
vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le
Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

 

 

Albert-Marie Besnard dominicain qui dirigea la revue ‘La Vie Spirituelle’ avait ecrit :

« Si quelqu’un m’aime…. »

Seul l’engagement d’un capitale illimité d’amour peut empecher l’humanité d’aller s’emiettant jusqu’à la poussiere. Seule la mise de fond d’un amour gratuit et inconditionel peut travailler à contre-courant des divisions, des separations, des alienations.

 

 

Apres ma lecture de ce dimanche,  trotte dans ma tête: un amour inconditionnel donne une fidélité qui demeure inébranlable.

Peut-être bien que les nouvelles récentes des situations familiales difficiles ont aiguillé ma réflexion et mes préoccupations de ces derniers jours. Donner un amour inconditionnel à l’image de notre Seigneur Jésus est bien sûr un exploit divin, un idéal que nous sommes  tous appelés à suivre. Humains que nous sommes, par définition  truffés de faiblesse et d’égoïsme, nous ne pourrions vivre, voire atteindre l’amour inconditionnel qui donne cette fidélité inébranlable que par la grâce de Dieu. Notre prière est ainsi de demander  toujours et continuellement grâce auprès de Lui pour nous faire don de cet amour. L’object  de ma supplication de ce jour a la messe.

Je prends  ici, la liberté de reformuler Albert-Marie Besnard : Pour vivre à contre-courant des divisions et des séparations, seule la mise de fond d’un amour gratuit et inconditionnel peut travailler.

Dans l’Evangile il nous a déjà averti : «Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »

 Sans vouloir prendre à défaut le contexte des lectures, je les lis à ma manière dans l’instant du moment : «Celui qui ne m’aime (gratuit et inconditionnel) pas ne restera pas fidèle »